Le deux du moi(s) d’avril 2007

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Le deux du moi(s) avril 2007

couverture du deux du moi(s) avril 2007

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Edito

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A l’intention de tous ceux qui n’auraient pas réussi à lire ce qui est écrit sur la couverture, en bas à droite, la re-voici cette devise: “L’union fait la force”, c’est la devise de la Belgique. Non, ce n’est pas une blague, c’est vrai. En Belgique, nous avons adopté cette devise car tout au long de notre histoire, c’est une vérité qui n’a pas si souvent été appliquée. Nous étions plus de tribus, à l’époque, mais la donne était sensiblement la même, avec peut-être plus de violence.
Nous vivons une époque formidable, c’est l’Europe, la grande Europe et nous sommes beaucoup. Bien plus de communautés linguistiques que nous ne pouvons en compter en Belgique. Nous sommes même, comble de l’ironie, la capitale de ce grand ensemble. Comment vivons-nous le communautarisme dans notre petit pays ? Le racisme est un thème relativement à la mode, tout le monde a son petit mot là-dessus, et je n’ajouterai pas le mien, mais je voudrais comprendre; ce mois-ci, la presse nous a fait part de la manière dont les Flamands voyaient les Wallons et vice et versa. Nous sommes donc des étrangers dans le même pays ? Nous avons une histoire comune, une politique senssiblement commune, et la même devise.
Nous voudrions voir tous les hommes du monde se tenir la main, mais pas avec nos voisins, qu’ils tiennent la main de quelqu’un d’autre et tout ira bien. L’union fait la force n’est pas une devise, c’est un phantasme, une utopie, une phrase négligement écrite sur de la pierre. Peut-être devrions-nous édicter une loi elle condamnerai les gens pour non-respect de devise nationale, les gens serait condamnés à des heures d’union nationale. L’être humain est stupide, il veut des lois, fournissons-en lui.
La force fait l’union, c’est de cette manière que nous vivons, la force, la répression, ça ne marche pas extraordinairement, mais il existe quand même une forme approximative de cohésion. Qu’est ce que se serait sans ça?
Quand je pense que je suis anarchiste…
Le rédac’chef,
Braloup. 

The week-end art

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L’A.S.B.L  A.L.E.A. en collaboration avec le Señor Duck organise le 16 juin une rencontre artistique. Le concept est en soi assez simple, le lieu, un magnifique bâtiment du XVIIème siècle, sera subdivisé en cinq espaces d’exposition, l’idée étant que le maximum d’artistes puisse investir cet espace en vue de faire la promotion de leurs productions toutes et tous sont les bienvenus, auteurs, dessinateurs, styliste, artisan chocolatier (une cuisine est à votre disposition), art floral, arts énergétiques,… N’hésitez pas à vous inscrire, c’est gratuit, les stands peuvent être occupés pour une période allant de deux à quatre heures. Mais nous sommes aussi à la recherche de musiciens, conteurs, humoristes pour proposer des intermèdes ayant pour but de faire la promotion de votre activité. Le but étant, d’une part, faire la promotion de votre activité, d’ailleurs, n’hésitez pas à venir accompagnés de prospectus, flyers, et tout autre support publicitaire. Des présentoirs seront à votre disposition et peuvent continuer à être proposés aux clients après ce week end. Le 2ème objectif est de permettre aux artistes de se rencontrer et pourquoi pas de créer un réseau interartistes. Si vous désirez des infos complémentaires au point de vue organisationnel, je vous laisse le numéro de téléphone d’Audrey, la patronne du Señor Duck: 0485/91.44.21

C’est dans ce décor que psychopitre, ce mois-ci, est allé à la rencontre d’Audrey.
J’arrive dans une petite ruelle piétonnière, la rue en Neuvice, je cherche le numéro 5, tiens le voilà. L’endroit est étroit mais à l’air très acceillant. Je me présente au comptoir et je me présente: “Bonjour, c’est psychopitre, je viens pour l’interview du deux du moi(s)”. Elle va arriver me dit-on, elle est en cuisine. Je m’installe donc au comptoir et me laisse charmer par le lieu avant de me laisser charmer…par les propos de mon interlocutrice.

Psychopitre : – Bonjour Audrey, tout d’abord, pourquoi cette volonté d’organiser un week-end artistique ?
Audrey : – L’art a une grande place place dans ma vie, j’ai un grand respect pour les artistes de manière générale et je voudrais leur permettre de se rencontrer. Il y a à Liège un fort potentiel vivant à l’intérieur d’eux, mais je crois qu’un de leurs problèmes, c’est le manque de structures leurs permettant justement d’aller l’un vers l’autre.
P :- – Comment imagines-tu l’ensemble?
A : – J’imagine l’ensemble comme une grande machine à rêver, tout le monde peut apporter avec lui des panneau de grande taille, des photos, des exemples de ce qu’ils font. Si certains d’entre eux proposent des ateliers, ils peuvent venir avec le matériel nécessaire pour inviter les gens à essayer toutes sortes d’activités.
P : – Donc, c’est d’une part pour les artistes, mais aussi pour le public que tu souhaites organiser ce week-end ?
A : – Oui, l’art pour moi, c’est un don qui vit à l’intérieur d’une personne, certains d’entre eux ne soupçonnent peut-être pas que cette chose vit en eux. Peut-être n’ont-ils jamais eu la chance ou l’occasion de s’essayer à l’une ou l’autre activité pour laquelle ils ont le coeur qui vibre, où, plus simplement, dans lequel ils pourraient s’épanouir.
P : – Un dernier mot pour nos lecteurs?
A : – Venez nombreux, exposants ou visiteurs, petits et grands, venez rêvez avec nous…
P : – Merci Audrey…  

Qu’est-ce que le guerrier au vingt et unième siècle ?

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Notre siècle n’est ni plus, ni moins violent que ceux que l’humanité ait connu de par le passé. Ce journal affichant clairement une position pacifique, il nous semblait important de consacrer un dossier sur le thème du guerrier. Nous sommes soit disant la race la plus évoluée de la création, je me demande pourquoi, à ce titre, nous ne sommes jamais parvenu à résoudre le plus grand fléau que l’humanité ait jamais porté, à savoir, la violence sous toutes ses formes ? Peut-être sommes nous après tout l’espèce la plus stupide de la création ?

Pourquoi se poser cette question ? La volonté de ce dossier est de partager avec vous la vision de ce que pourrait être le guerrier dans ce vingt-et-unième siècle. Pour nous, vous vous en doutez si vous connaissez notre journal, le guerrier à notre époque est avant tout un artisan de la paix. Le guerrier, c’est la personne qui part à la conquête de la paix dans son fort intérieur pour la rayonner autour de lui et imposer la non-violence par sa présence. Cela vous paraît peut-être utopique, ou vous donne envie de rire… Certains moines guerriers croient toujours à cet absolu.
Qu’est-ce que le guerrier ? Pour répondre à cette question, je me suis librement inspiré de la définition de l’encyclopédie libre wikipédia. Un guerrier est une personne qui fait la guerre. Or c’est aussi à cette définition que répondent les mots soldat, mercenaire, militaire. Même si toutes ces personnes font la guerre, ils la font de manière différente, pour des raisons différentes, ce qui explique la diversité des termes. La notion de guerrier est plus complexe que celle du mercenaire qui combat pour l’argent ou du soldat salarié. Mais lorsque que l’on parle de guerrier d’autres idées viennent se greffer à ce vocabulaire. Des mots comme respect, terreur, ridicule, combattant, fierté, anti-conformisme, défense d’idéaux, code d’honneur… Tentons d’expliquer d’où viennent ces connotations. Les origines des connotations de bonté, de code d’honneur, de puissance que véhicule le terme de guerrier peuvent s’expliquer d’après deux théories ; celle de Nietzsche dans « La généalogie de la morale » et celle qui se rapproche des arts martiaux d’après le bushido : le code d’honneur des samouraïs (la voie du guerrier en japonais). Nietzsche semble classer les individus en deux catégories : les faibles et les puissants. Il explique que les puissants sont, au départ de la civilisation, ceux qui détiennent le pouvoir d’agir directement, de produire des actions créatrices ; par opposition aux faibles qui se contentent de vivre par actions réactrices car ils n’ont pas le pouvoir d’être à l’origine de l’action. Comment acquiert-on ce pouvoir ? Dans l’ordre d’abord :
 - par la force
 - par le capital
 - par la manipulation en dernier lieu.
Pour Nietzsche la force physique est la première manière d’acquérir le pouvoir car c’est la plus simple intellectuellement à mettre en œuvre. Donc ce sont les guerriers qui les premiers ont acquis le pouvoir.
Nietzsche explique aussi que, forts de leur pouvoir, les puissants établirent (définirent) le sens des valeurs morales de « bien » et de « bon », de « mal » et de « mauvais ». Donc dans un premier temps les guerriers. Ce qui pourrait expliquer les connotations de « bon », de valeurs positives, attribuées au guerrier – étant donné que se sont eux-mêmes qui les définirent en premier lieu.
La voie du bushido.
Lorsque la période de paix Edo (1603-1867) succéda à l’époque des seigneurs guerriers, une nouvelle notion fit son apparition dans les arts martiaux ja- ponais: le budo ou « voie martiale » où « do » vient du chinois « tao » qui veut dire le chemin que vous empruntez dans la vie. Ainsi était né le bushido « voie du guerrier » qui visait à développer les attitudes mentales et des objectifs spirituels, à suivre une voie, une manière de vivre, un code d’honneur…
Le même phénomène se développa en occident avec les maîtres d’escrime et le développement des arts martiaux. Les contes pour enfants vantant le courage et la loyauté des chevaliers ou des samouraïs amplifièrent encore l’image du guerrier saint aux valeurs pures, simples, irréprochables et dénuées de vices.

A la question, qu’est-ce que le guerrier aujourd’hui, voici ce que répond l’encyclopédie wikipédia:

 “Le guerrier actuel semble se définir comme un combattant défendant des idéaux auxquels il tient plus que jamais. Il nait dans des situations en impasse lorsque les solutions les plus pacifiques sont épuisées. Le guerrier ne lutte plus pour l’obtention d’un pouvoir. Il fait la guerre pour obtenir la paix et la liberté d’être. Désormais c’est lui l’agressé.
Le guerrier est donc un paradoxe à lui tout seul et selon le code d’honneur des samouraïs il doit être modeste, discret, maître de lui et ne livrer combat qu’en cas de nécessité. Son «art» doit servir la paix.”

Le pompier, un guerrier du 21° Siècle.

Le deux du moi(s) m’a demandé de faire l’interview d’un guerrier, me voilà devant un grave problème, où vais-je trouver un guerrier ? Existe-t-il encore des guerriers? La vie fait parfois bien les choses. Un ami m’a donné le numéro de téléphone de ce qui semble être un soldat pacifique, Tanguy, la trentaine et pompier… 

Psychopitre : – Tanguy, bonjour.  Depuis combien de temps es-tu pompier?
Tanguy: – Cinq ans.
P : – Comment es-tu devenu pompier ?
T : – Je suis devenu pompier sur le tard, je ne me doutais pas devenir pompier un jour, j’ai exercé plusieurs autres professions, sans jamais vraiment m’y amuser. Il me semblait en avoir rapidement fait le tour. Le métier de pompier est à la fois un métier physique et mental où l’on trouve la notion de combat intérieur. De plus, étant idéaliste et aimant rendre sercice aux autres, il me semblait que le métier de pompier était un bon compromis. Le côté non routinier me plait énormément, il n’y a pas deux gardes les mêmes, de plus, il y a un aspect fraternité entre soldats du feu que l’on ne retrouve pas ailleurs. Dans la vie, il faut parfois plusieurs années pour qu’une amitié se construise, chez nous, il suffit de quelques mois… Je ne changerai de métier pour rien au monde et je suis très fier d’être pompier. Mon prénom me prédestinait à cette fonction, Tanguy vient du breton et signifie chien de feu, guerrier du feu.
p : – La pratique des arts martiaux est-elle un atout dans la pratique de ta fonction ?
T : – Beaucoup de jeunes pompiers pratiquent des arts martiaux. Il est important pour un pompier de garder son calme, de garder la tête froide, et les arts martiaux aident à trouver cette maîtrise. Nous avons, c’est vrai, un fort tempérament, mais c’est en situation difficile que l’on voit quelqu’un tel qu’il est. Sauver ou périr, telle est notre devise. Les anciens pompiers ne vivent pas très vieux, à l’époque ils ne possèdaient pas le matériel que nous avons actuellement tels les masques respiratoires, ils ont mangé beaucoup de fumée et meurent souvent peu de temps après leur pension.
p : – Vous avez manifesté il y a peu de temps, quelles sont vos revendications?
T : – Nous demandons le droit à la prépension à 56 ans. Notre métier n’est pas reconnu comme étant un métier à risque. De plus, les services étant communaux, ils ne sont pas uniformisés, les statuts sont différents pour tout le monde, nous voudrions qu’ils soient identiques pour chacun, ce qui nous permettrait de pouvoir demander notre mutation dans une autre caserne sans devoir tout recommencer. Dans certains de nos secteurs d’activités, les entrainements et les formations continuées doivent se faire durant nos heures de repos…
p : – Combien de temps faut-il au premier véhicule d’intervention pour quitter la caserne?
T : – Trente-cinq secondes en journée et une minute la nuit. Lorsque nous sortons du camion, nous ne savons pas toujours sur quoi nous allons tomber, ce métier réclame une attention de chaque instant. De plus, bien que les formations soient plus poussées qu’avant, il y a de moins en moins d’anciens, or c’est un métier où le gros de l’expérience se transmet.
p : – Le pompier est -il un guerrier ?
T : – Une belle image de guerrier, c’est un pompier avec un enfant vivant dans les bras.

p : – Un guerrier, pour toi, qu’est-ce que c’est?
T : – Le guerrier barbare est amené à disparaitre, le guerrier à notre époque, c’est celui qui a du courage. Un père au foyer, un gars qui se
bouge pour ses gosses, le pompier est un guerrier. Il reste des guerriers dans notre société. Les gars qui vont creuser des puits en Afrique, c’est des guerriers, le type qui investit son temps bénévolement pour les autres, c’est un guerrier. Celui qui ne travaille que pour le pognon n’est pas un guerrier. Le guerrier du vingt-et-unième siècle doit avoir des valeurs et du courage et pas seulement pour éteindre des flammes. Les infirmiers sont des guerriers. Toutes les personnes qui se mettent au service des autres sont des guerriers.
P : – Que t’ont apporté les arts martiaux ?
T : – La philosophie martiale, c’est de se dominer soi avant de chercher à dominer les autres. Lorsque l’on s’est dominé, on n’a plus besoin de dominer personne. De plus, en s’investissant dans quelque chose, on cherche à se sublimer, à se dépaser.
L’aïkido est un sport d’équipe, sans l’autre, on est rien. Idéalement, le guerrier ne se laisse jamais aller.
p : – Un pompier, c’est quoi ?
T : – Le pompier c’est une personne ordinaire qui fait des choses extraordinaires. Nous, on va mettre notre gueule là où les gens ne mettraient pas leurs pieds. Nous sommes aussi des grands enfants avec des grands jouets, mais dès qu’il sagit de travailler, nous sommes là. Le pompier doit pouvoir s’adapter, le monde évolue, et les interventions aussi.
p : – La mort est-elle un sujet tabou chez les pompiers ?
T : – On n’en parle pas, on en rit.
P : – Un dernier petit mot pour nos lecteurs ?
T : – Sauver la vie d’une personne, ça n’a pas de prix. Il faut savoir prendre du recul dans notre métier. Parfois, tu vois mourir dix personnes à la suite. Quand tu sauves ta première vie, tu te dis que la tienne, elle est réussie.
P : – Merci Tanguy.

Il est difficile de retranscrire ici la passion que ce jeune pompier communique lorsqu’il parle de son métier. L’interview s’est bien plus prolongée que ce que vous avez eu l’occasion de lire, des anecdotes au sujet des interventions, des anecdotes sur la vie à la caserne, le deux du moi(s) me permettra probablement de m’ouvrir ses pages pour vous raconter un peu plus longuement ces journées qui rythment la vie de ces guerriers.  J’aimerai cependant donner une dernière fois la parole à Tanguy pour cette pensée qui me touche: “Il n’y a plus d’hommes courageux depuis que l’on a inventé la poudre…”
Merci à vous d’être là les gars.

Des guerriers informaticien

Pour voir l’aricle comme dans le journal : guerriers informaticiens

Peut-être allez-vous penser que je passe ma vie dans des bistrots, cette fois, c’est à la “Pompe” que le deux du mois me conduit, je m’y suis rendu pour rencontrer Mika, un informaticien engagé dans un projet de réseau citoyen ici à liège. Il m’a appris une foule de choses dont je ne soupçonnais pas l’existence, il existe, un peu partout sur la planète, des réseaux citoyens. Le fonctionnement est en soi assez simple, grâce à la motivation et à l’investissement temps de personnes motivées tel mon interlocuteur, il est possible à des ordinateurs d’être perpétuellement interconnectés les uns aux autres, sans pour cela qu’il soit nécessaire de dépendre d’un fournisseur d’accès à internet.
Peut-être vous demandez-vous pourquoi parler de cette poignée d’informaticiens liègeois (une dizaine)  dans un dossier sur le guerrier à notre époque ? Mika s’est laissé interviewer en son nom propre, je ne sais donc pas si ses collègues partagent ses points de vues, mais lui, sa volonté c’est de permettre de créer un espace de liberté citoyenne à peu de frais. En effet, la techologie utilisée pour permettre aux informations de circuler librement est celle du wifi. Il est possible d’acquérir ce boîtier pour moins de cent euros. L’émetteur récepteur, une fois en place, s’apelle “un noeud” dans leur jargon, plus il y a de noeuds au sein d’une même ville, mieux le réseau fonctionne. L’idée de liberté fut récurrente dans la discussion que nous avons pu avoir, j’ai appris qu’il n’existait pas de volonté de hiérarchiser les réseaux citoyens, ni de les politiser. Il n’y a pas d’a.s.b.l. derrière le réseau citoyen. Une visite sur le site www.réseaucitoyen.be que je vous invite à visiter m’a fourni plus d’informations sur ce qu’était la philosophie du wiki, mais si une place leur est donnée dans ce journal, c’est avant tout pour permettre à ce merveilleux outil de ce développer à Liège. En effet, pour que cela fonctionne, il faut un maximum de noeuds, malheureusement, à Liège, ils ne sont pas légions, voilà j’espère que ces quelques articles trouvés sur leurs site vous inciteront peut-être à participer.

Pourquoi ? Parce que vous n’êtes pas satisfait des réseaux cablés !

Pourquoi déployer un réseau sans fil et qu’en attendre ?

Pourquoi ? Parce que vous n’êtes pas satisfait des réseaux cablés !

Avec des cartes sans fil, vous pouvez aller au-delà du jardin, du parc, des maisons (mais VOUS DEVEZ VOIR l’autre bout !).
High Level Protocol utilisé par les cartes sans fils est le même que celui utilisé par les cartes ethernet: TCP/IP sur les Wireless Ethernet-like mais faites attention aux programmes de partage de windows, parce que si vous utilisez Linux pour transmettre, vous allez “”warned”" qu’un récepteur d’ip ne laisse pas passer à travers les messages “”broadcast”" (cf NetBIOS protocol): dans ce cas vous devrez utiliser un serveur WINS pour supporter le “”Network Browsing”" (cf Samba doc).
Wireless vous permet de créer un petit réseau LAN/WAN avec un point central d’accès (Et peut-être un accès à internet) et donne l’accès à n’importe qui par les airs!
Imaginez un pays entièrement connecté par onde radio.
(imaginer un pays j’y arrive pas, mais des gens, bien(s) ;-)
Imaginez un réseau permettant à tous les gens d’un pays, ensemble, de transferer des fichiers, applications audio, applications vidéo avec une larµge bande passante (comme les réseaux cablés). Pourquoi s’arrêter aux frontières? Imaginons ce que pourrait engendrer la connection d’individus frontaliers, voisins, non asservis aux administrations des territoires mais seulement aux défis techniques et philosophiques qu’ils auront à résoudre ensemble. Aux dialogues que cela pourrait créer.
Tout cela est réalisable (et réalisé dans certain pays) utilisant des cartes Wireless avec des Wireless AccessPoint et des Wireless Linux Boxes utilisées comme répéteurs (au niveau IP comme des routeurs, si vous voulez, niveau data-link, avec de bridge driver, cf Bridge Http Link ou Bridge Ftp Link)
Un réseau comme ReseauCitoyen peut permettre à deux ou plusieurs personnes de mutualiser leur accès à Internet en le délocalisant partiellement. La boucle locale devrait être libre et gratuite.
Il est possible de cumuler deux connections en download et d’ainsi doubler son taux de transfert.
Avec Voice-Over-Ip, téléphoner aux copains devient gratuit ;-)
La diversité des connexions, des antennes, des routeurs, des relais, de toutes les personnes impliquées ne peut créer qu’un climat propice aux réels échanges.
Sortir du cadre de la désinformation généralisée en offrant au citoyen un moyen ‘réellement’ incontrôlable de (s’)informer. Incontrôlable par les gouvernements ou les multinationales qui ne verraient pas d’un très bon oeil le réseau… (les autres pouvant êtres acteurs du réseau).
ReseauCitoyen pourrait constituer le support idéal pour un réseau de type Freenet http://freenet.sourceforge.net/.
Les communications sur les modes Freenet sont cryptées et routées par d’autres noeuds pour rendre extrêmement difficile l’indentification de qui demande cette information et de quoi il s’agit.
Les utilisateurs contribuent au réseau en mettant à disposition de la bande-passante et une partie de leur disque dur pour stocker des fichiers. Au contraire d’autres applications peer-to-peer de partage de fichiers, Freenet ne donne pas à l’utilisateur la liberté de contrôler la nature de ce qui est stocké sur son disque. Avec Freenet les fichiers sont stockés ou effacés en fonction de leur popularité, les moins demandés étant supprimés pour faire place aux plus populaires. Les fichiers sont cryptés pour éviter toute tentative de censure du contenu véhiculé par Freenet.
Les pages web publiées sur Freenet flottent donc sur le réseau sans qu’il soit possible de déterminer la localisation physique d’un ‘site’ comme sur le web traditionnel.
J’aimerais me connecter au réseau citoyen, et j’aimerais que tout le monde le fasse afin que les utilisateurs récupèrent enfin l’internet … enfin ce qui en était son essence : un réseau de partage et d’entraide, sans interventions commerciales ni réglementations lourdes. Enfin une niche de liberté auquels tous les PC seraient connectés pour être plus qu’un.
L’avenir des PC c’est le réseau. On n’exploitera plus notre machine, mais un réseau de machines. Partager carrément les specs de son ordinateur au profit de tous … C’est un vrai médium de liberté dans ce monde commercial. Les applications sont infinies : TV, radio, téléphones libres (over IP).
Un autre point intéressant serait la mutualisation des accès internet … mais le top ce sera quand les petits réseaux citoyens seront devenus grands, puis qu’ils s’interconnecteront !! Ce jour-là je ne sais pas si on parlera encore de l’internet … puisque on aura affaire à son successeur !!
Pourquoi je me suis lancé dans le RC?
Des brevets sur le vivant, des poulets sans plumes qui picorent entre Seattle et Gênes, du copyright sur la pensée humaine, un 11 septembre aux relents mensongers, un Sommet de la Terre lamentable à Johannesburg,… et quelques guerres plus tard.
Le cauchemar quotidien d’une planète que je n’accepte plus, où 95% des ressources sont épuisées par 5% de la population dont je fais partie !
Et un enfant de huit ans parmi des millions d’autres à qui je ne peux pas laisser un monde comme ça !
Heureusement, au plus profond de ce marasme, j’ai perçu quelques bruissements nouveaux: copyleft, open source, échange de savoir, économie du don et du contre-don,…
Les pièces d’un puzzle qui se mettent en place
… libres enfants du savoir numérique … cyber-démocratie …
Et soudain un rêve !
J’ai rêvé qu’un jour mon café viendrait du Chiapas grâce à un internet alternatif au travers duquel je communiquerais avec les gens qui le produisent comme s’il s’agissait de mes voisins parce qu’ils sont mes voisins sur cette planète devenue soudain si petite…
Des Smart Fuel Cell en passant par la Free Software Foundation et le Recyclart, j’ai rêvé qu’en récupérant de vieux ordinateurs, en les connectant sans passer par des moyens nécessitant des coûts faussement exhorbitants , en les nourrissant d’interfaces nouvelles, naturelles et libres, en les faisant tourner selon le temps qu’il fait (l’air, le vent, le soleil)… il y peut-être aurait moyen de creuser des puits… des puits numériques… d’échange de savoir… et de les donner à tous ces exclus des NTIC, dans l’espoir qu’un jour ils sachent aussi dans quel monde ils vivent, qu’ils sachent que nous sommes si voisins. Et que nous puissions construire ensemble, avec de nouvelles méthodes, le monde de demain, imaginant que les techniques de travail collaboratif qui ont fait leurs preuves dans l’univers du logiciel libre pouvaient déborder de ce creuset, et s’appliquer à bien d’autres réalisations.
… et puis, j’ai entendu le son d’un Bombolong, j’ai écouté ce qu’il disait et je me suis aperçu que je n’étais pas seul à rêver, alors je me suis réveillé !
Le CopyLeft comme solution.
Pour arracher la connaissance à toutes velléités idéologiques, il faut que chacun en soit le dépositaire. C’est exactement la fonction du Copyleft inventé par R. Stallman, faire du collectif le garant de l’objectivité, de l’adaptabilité et de la cohérence de l’œuvre par rapport à sa fonction. (Anonyme, début du 3ème millénaire)
Ce qui me pousse à continuer, c’est…
les méthodes: je suis convaincu que le travail collaboratif en réseau assisté par ordinateur c’est l’avenir car nous avons toutes les solutions, toutes les compétences, tous les savoirs. Il suffit des les assembler et aujourd’hui cela devient possible. Ce réseau en est une preuve et un outil.
les résultats: ce wiki, les connections réalisées, tout ce que j’apprends, le plaisir des moments passés ensemble sur les toits de Bruxelles à perdre son regard dans l’horizon…
les gens de ce réseau: leurs savoirs, leurs talents, leur imagination, leurs convictions, leur générosité, leur prise de responsabilité… bref leur pouvoir et la capacité qu’ils ont d’en faire quelque chose de bien.
Je n’ai jamais rencontré autant de gens que depuis que j’utilise internet, et ceux-ci sont déjà les citoyens du monde de demain !
La transformation d’une réalité ne peut être le fait d’un seul acteur ; aussi fort, intelligent, créatif et visionnaire soit-il. Ni les acteurs politiques et sociaux ni les intellectuels ne suffisent pour mener à bien cette transformation. C’est un travail collectif. Pas seulement dans l’action mais dans l’analyse de cette réalité, et dans les décisions de ce mouvement de transformation. On dit que Michel-Ange a sculpté son David malgré de sévères restrictions matérielles. « Le morceau de marbre sur lequel a travaillé Michel-Ange avait déjà servi à quelqu’un d’autre et était troué par endroits ; le talent du sculpteur a consisté à créer un personnage qui s’ajusterait à ces limites ; ce qui explique la posture de la pièce finale. »
De même, le monde que nous voulons transformer a déjà été travaillé par l’histoire, il est tout creusé. Nous devons trouver le talent nécessaire pour, malgré tout, le changer, le transformer et créer un monde nouveau.
Voilà. Salut et n’oubliez pas que les idées sont aussi des armes.
Des montagnes du sud-est du Mexique.
PS : Quelqu’un a-t-il un marteau sous la main ?
LE SOUS-COMMANDANT MARCOS
Mes buts:
Qu’un maximum de gens soient capables de faire la même chose.
Qu’un jour j’aille brancher un puit numérique d’échange de savoir quelque part entre Varanasi, Antananarivo et Palenque.
Qu’il y ait un jour beaucoup d’autres wikis, “glocaux”, pour solutionner les problèmes de l’eau, de la faim, de la santé, de l’énergie, des déchets, de l’éducation,…
Que tout le monde ait la possibilité de choisir un jour autre chose que Microsoft, Coca-Cola ou Nestlé.
Lorsque un seul homme rêve, ce n’est qu’un rêve. Mais si beaucoup d’hommes rêvent ensemble, c’est le début d’une réalité.

Dossier polémique

Pour voir l’article comme dans le journal : le dossier polemique

Nous avons pour volonte de faire de cette rubrique un theme recurrent dans notre journal. Tout est bon pour polemiquer, ne vous retenez pas, allez-y, nous publions vos articles a condition qu’ils soient polemiques. Nous sommes toutefois obliges de mettre des limites. Un comble me direz-vous, de la censure dans un dossier polemique. Oui, peut-etre, tant pis, la censure, ce serait un bel article dans ce dossier. peut-on tout dire? Le penser, oui, mais le dire. Devrions-nous nous faire le support par exemple de theses revisionnistes ? Devrions nous nous faire le support d’une haine n’ayant pour volonte que de nuire ?
Dites-nous ce que vous en pensez…
Alors que le bouclage du journal est termine, j’ai rencontre une amie qui m’a fait part de sa volonte de faire de la rebrique polemique un endroit pour polemiquer sur le sujet de l’amour, elle va ecrire un article sur le prince pas charmant et compte sur votre collaboration…

Le courier des lecteurs

Pour voir l’article comme dans le journal : courier du moi(s)

Quelques réponses nous sont parvenues suite aux courriers que nous avons publiés le moi(s) passe, nous avons tenus à les partager avec vous…

Chère Choupi,

En réponse à ma paire, ce que j’entends dans ton article, quand tu parles du jeu amoureux  de toutes les femmes, n’est pas l’amour, mais la SEDUCTION …
                                                               
Bien sûr, tout les contes de fées, qui nous bercent toute notre enfance  Le «  ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » ne nous raconte pas leurs 50 ans de vie commune…
Le jeu de séduction est pour moi tout a fait naturel, les animaux jouent aussi à ce jeu, il faut séduire le « mâle »  pour pouvoir perpétuer notre ESPECE « hi hi…  connerie… » .

Mais l’amour qu’est-ce donc ? Ce sentiment qui perturbe autant de monde, cette vaste question très difficile à définir. Et bien, je crois que chacun le ressent d’une façon tout à fait personnelle. L’un une passion débordante de joie…  d’autres un bonheur tout simplement… je pense même qu’il y en a qui le vive comme une tristesse… parce qu’ils ne maîtrisent plus leur vie, etc etc…

Pour moi l’amour c’est vivre tout simplement, il y a longtemps que je ne crois plus aux contes de fées. Cette vie a commencé par une passion « ah que c’est bon, on sent qu’on vit » et cette vie s’est  construite progressivement, une vie, faite de hauts, parfois de bas mais très rarement, tout à fait agréable où l’amour reste au quotidien, une grande tendresse, un magnifique respect mutuel où il fait BON vivre. Je pourrais encore te décrire très longtemps mon amour, mais je crois que cela ne s’explique pas facilement avec des mots mais cela se vit.

Je crois que j’ai suffisamment de recul, mais heureusement je n’ai pas encore dit mon dernier mot, j’espère qu’il y aura encore du mouvement, je n’aimerai pas une vie fade et monotone.

Mon BEAU- BEAU-FILS, m’a dit il y a peu de temps, qu’il ne ressent pas les émotions.
Je ne peux le comprendre !!!
Je suis triste pour lui, et je suppose qu’il compose avec d’autres satisfactions.
J’aimerais comprendre ce que vivent les autres.

J’aimerais ne  plus lire dans « deux du mois » le négatif,  ce serait bien de provoquer dans le positif, cela doit être amusant.
                                                                Je vous embrasse TOUS
                                                                                   Scylla (surnom que m’a donné mon amour, car en vivant notre histoire, il est passé de CHARYBDE en SCYLLA je suppose que cela en vaut la peine. (Renée)

« … Quant au texte du « malade », il m’exaspère ! Voilà un homme qui s’est laissé tombé petit à petit jusqu’à l’état de loque. Dans son texte, pourtant long, il n’a pas un mot de regret, de remord, pour sa femme et ses enfants. C’est LUI et c’est tout. Qu’il soit incapable de résilience est excusable : on est comme on est. Mais pour faire des gosses, il était normal ? Comme chaque être humain a des excuses, je veux croire qu’il a vraiment reçu « un coup dur la tête ». A quoi a servi sa vie ? A faire souffrir sa famille. Ce n’est pas un homme ! »
Liliane, une grand-mère en colère.

Chronique d’echec

Pour voir l’article comme dans le journal : chronique d\’echec

Pour progresser rapidemment aux échecs, rien de tel que l’analyse des parties jouées par les joueurs du plus haut niveau. Aussi aimerais-je donc me pencher avec vous sur une partie assez connue caractéristique de la « révolution hypermoderne ». Au XIXe siècle, à l’ère romantique, les parties consistaient essentiellement en violentes attaques du genre « ça passe ou ça casse ! », obtenues généralement au moyen d’importants sacrifices matériels, ce qui donnait certes un jeu spectaculaire, mais pas pour autant correct. Progressivement, sous l’effet de joueurs comme Wilhelm Steinitz (1er champion du monde officiel de 1886 à 1894) ou encore Aaron Nimzowitsch (1886-1935), le vainqueur de la partie du texte, la science de la défense fit des progrès et l’on s’aperçut que l’attaque passait souvent grâce à l’impéritie de l’adversaire. Ces joueurs se tournèrent donc vers un style de jeu plus stratégique, basé sur des notions nouvelles comme celle d’exploitation de cases faibles/fortes, d’utilisation d’une colonne ouverte etc. Ils étaient prêts à défendre une position resserrée mais sans faiblesse, dans la mesure où l’adversaire, en voulant absolument attaquer, devait se créer des faiblesses qui seraient exploitables par la suite, une fois l’attaque repoussée. Il fallut longtemps avant que l’on reconnaisse enfin le bien-fondé de ces idées révolutionnaires, et ce ne fut que bien après sa mort par exemple que l’on se rendit compte de l’importance des préceptes découverts par Nimzowitsch. Les « artistes » du XIXe avaient enfin laissé la place aux « scientifiques » du XXe dont nous procédons encore. Mais passons à l’analyse de la partie proprement dite.
Sämisch – Nimzowitsch, Copenhague, 1923
1.d4 Cf6 2.c4 e6 3.Cf3 Les succès de la défense de Nimzowitsch ( 3.Cc3 Fb4 ) dissuadent beaucoup de conducteurs des pièces blanches de se faire clouer  le Cavalier et, au lieu de 3.Cc3, ils préfèrent 3.Cf3. Même si ce dernier coup ne menace rien de direct (3.Cc3 menace 4.e4), les Blancs reportent la lutte pour le centre, notamment la case e4, en milieu de partie.  3…b6 Nous sommes maintenant dans la variante Ouest-Indienne. Les grands maîtres de la première moitié du XXe siècle y développaient presque systématiquement leur Fou en b7 (sur la grande diagonale, vers la case e4 notamment), alors que les joueurs modernes, sous l’influence de Karpov, préfèrent nettement poser des problèmes immédiats avec (après 4.g3 ou 4.a3) 4…Fa6.  4.g3 Les Blancs annoncent clairement leur intention de disputer la grande diagonale, h1–a8.  4…Fb7 Avec  4…Fa6 , plus populaire à l’heure actuelle, les Noirs changeraient leur fusil d’épaule et engageraient sans tarder une contre-attaque sur l’aile opposée, en direction de c4, dans le but de contrarier le fianchetto  adverse. De nombreuses parties récentes au plus haut niveau se sont poursuivies par 5.b3 Fb4+ Un échecs perturbateur notamment destiné à dévier le Fou adverse de sa case naturelle en b2. 6.Fd2 (6.Cbd2 ne marche pas à cause de  6…Fc3 7.Tb1 Fb7 , quand  8.Fg2 Fe4 perdrait une qualité ) 6…Fe7 7.Fg2 c6 Afin de verrouiller la grande diagonale.  8.Fc3 d5 9.Ce5 Pour dégager le Fou g2 et préparer la poussée vers e4.  9…Cfd7 10.Cxd7 Cxd7 11.Cd2 avec une position très complexe où les Blancs gardent peut-être des chances un peu meilleures.  5.Fg2 Fe7 6.Cc3 0–0 7.0–0 d5 8.Ce5 c6 9.cxd5 Ce coup enlève bien des soucis aux Noirs. Meilleurs auraient été 9.e4 ou 9.Te1.  9…cxd5! Après 9…exd5 10.e4 dxe4 11.Cxe4, les Blancs auraient une pression très désagréable sur le pion c6.  10.Ff4 a6 Les Noirs commencent à s’activer à l’aile dame.  11.Tc1 b5 12.Db3 Nouvelle imprécision. La Dame blanche sera mal placée à l’aile dame. Nimzowitsch va maintenant prendre graduellement l’avantage. Préférable était 12.g4.  12…Cc6! 13.Cxc6 Fxc6 14.h3 Dd7 15.Rh2 Ch5! 16.Fd2 f5! Les Noirs passent maintenant à l’attaque sur l’aile roi.  17.Dd1 b4 18.Cb1 Fb5 Pour faire pression sur la Tour f1, qui s’en va donc…  19.Tg1 Fd6! Tendant un piège stratégique génial.  20.e4 Rétropectivement on se dit que 20.e3 était meilleur, mais il est difficile d’imaginer les difficultés que les Blancs vont connaître.  20…fxe4!! Sacrifie une pièce.  21.Dxh5 Txf2 Quelle est l’idée du sacrifice? Même Sämisch devait encore se le demander à ce stade. Puis en cherchant quel coup jouer, il dut se rendre compte de ses difficultés : sa pièce supplémentaire, le Cavalier, est immobilisé pour longtemps, ses Fous sont paralysés, sa Dame est susceptible d’être menacée par des coups comme 22…Fe2, et le pion g3 est une cible de choix. En conclusion, les compensations des Noirs pour la pièce sacrifiée sont plus que suffisantes, leur assurant même un net avantage.  22.Dg5 Taf8 Menaçant 23…T8f3 (car le Fou g2 est cloué).  23.Rh1 Pour mettre fin au désagréable clouage mentionné.  23…T8f5 24.De3 Fd3! Avec l’intention de capturer la Dame au moyen de 25…Te2.  25.Tce1 h6!! Que jouer maintenant pour les Blancs? 26.Fc1 donne le Cavalier, 26.Rh2 cloue le Fou g2 et permet 26…T5f3, 26.g4 se heurte à 26…T5f3! 27.Fxf3 Th2 mat, bouger la Tour e1 autorise 26…Te2, et enfin 26.a3 a5! ne libère pas le jeu. C’est donc un zugzwang  en plein milieu de partie! Cette situation paradoxale, où le mieux à faire serait de passer son tour, est rarissime avec autant de pièces sur l’échiquier. Le pauvre Sämisch prit donc maintenant la seule décision raisonnable et abandonna. 0–1
Dans les commentaires, certains coups sont affublés d’un signe de ponctuation qui indique la valeur du coup joué : ! veut dire bon coup, !! très bon coup, !? coup intéressant, ?! coup douteux, ? mauvais coup et ?? très mauvais coup.
J’espère que vous avez trouvé l’étude de cette partie intéressante ?! Afin que je sache si je dois continuer avec des parties ou si vous préférez au contraire des articles qui abordent plus le côté anecdotique du jeu, n’hésitez pas à m’envoyer vos suggestions ou d’éventuelles questions par mail (phdegueldreahotmail.com). Je me ferai un plaisir d’y répondre.
suivies par 5.b3 Fb4+ Un échecs perturbateur notamment destiné à dévier le Fou adverse de sa case naturelle en b2. 6.Fd2 (6.Cbd2 ne marche pas à cause de  6…Fc3 7.Tb1 Fb7 , quand  8.Fg2 Fe4 perdrait une qualité ) 6…Fe7 7.Fg2 c6 Afin de verrouiller la grande diagonale.  8.Fc3 d5 9.Ce5 Pour dégager le Fou g2 et préparer la poussée vers e4.  9…Cfd7 10.Cxd7 Cxd7 11.Cd2 avec une position très complexe où les Blancs gardent peut-être des chances un peu meilleures.  5.Fg2 Fe7 6.Cc3 0–0 7.0–0 d5 8.Ce5 c6 9.cxd5 Ce coup enlève bien des soucis aux Noirs. Meilleurs auraient été 9.e4 ou 9.Te1.  9…cxd5! Après 9…exd5 10.e4 dxe4 11.Cxe4, les Blancs auraient une pression très désagréable sur le pion c6.  10.Ff4 a6 Les Noirs commencent à s’activer à l’aile dame.  11.Tc1 b5 12.Db3 Nouvelle imprécision. La Dame blanche sera mal placée à l’aile dame. Nimzowitsch va maintenant prendre graduellement l’avantage. Préférable était 12.g4.  12…Cc6! 13.Cxc6 Fxc6 14.h3 Dd7 15.Rh2 Ch5! 16.Fd2 f5! Les Noirs passent maintenant à l’attaque sur l’aile roi.  17.Dd1 b4 18.Cb1 Fb5 Pour faire pression sur la Tour f1, qui s’en va donc…  19.Tg1 Fd6! Tendant un piège stratégique génial.  20.e4 Rétropectivement on se dit que 20.e3 était meilleur, mais il est difficile d’imaginer les difficultés que les Blancs vont connaître.  20…fxe4!! Sacrifie une pièce.  21.Dxh5 Txf2 Quelle est l’idée du sacrifice? Même Sämisch devait encore se le demander à ce stade. Puis en cherchant quel coup jouer, il dut se rendre compte de ses difficultés : sa pièce supplémentaire, le Cavalier, est immobilisé pour longtemps, ses Fous sont paralysés, sa Dame est susceptible d’être menacée par des coups comme 22…Fe2, et le pion g3 est une cible de choix. En conclusion, les compensations des Noirs pour la pièce sacrifiée sont plus que suffisantes, leur assurant même un net avantage.  22.Dg5 Taf8 Menaçant 23…T8f3 (car le Fou g2 est cloué).  23.Rh1 Pour mettre fin au désagréable clouage mentionné.  23…T8f5 24.De3 Fd3! Avec l’intention de capturer la Dame au moyen de 25…Te2.  25.Tce1 h6!! Que jouer maintenant pour les Blancs? 26.Fc1 donne le Cavalier, 26.Rh2 cloue le Fou g2 et permet 26…T5f3, 26.g4 se heurte à 26…T5f3! 27.Fxf3 Th2 mat, bouger la Tour e1 autorise 26…Te2, et enfin 26.a3 a5! ne libère pas le jeu. C’est donc un zugzwang  en plein milieu de partie! Cette situation paradoxale, où le mieux à faire serait de passer son tour, est rarissime avec autant de pièces sur l’échiquier. Le pauvre Sämisch prit donc maintenant la seule décision raisonnable et abandonna. 0–1
Dans les commentaires, certains coups sont affublés d’un signe de ponctuation qui indique la valeur du coup joué : ! veut dire bon coup, !! très bon coup, !? coup intéressant, ?! coup douteux, ? mauvais coup et ?? très mauvais coup.
J’espère que vous avez trouvé l’étude de cette partie intéressante ?! Afin que je sache si je dois continuer avec des parties ou si vous préférez au contraire des articles qui abordent plus le côté anecdotique du jeu, n’hésitez pas à m’envoyer vos suggestions ou d’éventuelles questions par mail (phdegueldreahotmail.com). Je me ferai un plaisir d’y répondre.

Promenade gastronomique

Voir cet article comme dans le journal : promenade gastronomique

Ce journal étant mensuel, n’hésitons pas à parler des morilles en mars et des mousserons de mai en avril.
Jusqu’ici on s’est servi d’un seul sens, la vue, et un peu du toucher pour reconnaître l’oreille de Judas et la morille. Pour le mousseron, le goût et le parfum sont importants. Ce champignon pousse en files ou en cercles (appelés ronds de sorcières) sur des terrains calcaires, donc là où il y a des ronces et des clématites, mais pas des myrtillers. Les mycologues lui attribuent une odeur de farine fraîche. Il vaut mieux le goûter soi-même à l’état frais. Á ce goût de farine fraîche – lieu commun des livres de mycologies – s’ajoutent pour moi le côté astringent des olives et un parfum floral proche de celui des hortensias. Il vaut donc mieux y goûter, et donc accompagner quelqu’un qui les connaît, pour  garder en mémoire leur goût et leur parfum. Des confusions très dangereuses sont possibles. Le champignon toxique le plus proche est l’entolome livide (dit le perfide) : ses lamelles sont beiges, lorsqu’il est jeune, rose saumon ensuite. Son chapeau est gris, celui du mousseron est blanc crème ou beige. L’entolome livide n’est pas mortel, mais comme souvent avec les champignons toxiques, son ingestion détruit le système digestif. Il pousse généralement dans les bois. La confusion avec les amanites blanches proches de la phalloïde (l’amanite printanière surtout) sont beaucoup plus grave. Les amanites mortelles ont toutes des lamelles blanches (comme le mousseron), mais leur pied porte un anneau et une volve. L’anneau enserre le pied du champignon aux ¾ de sa hauteur, vous pouvez le trouver sur les champignons de Paris. La volve ressemble à l’anneau mais se trouve au bas du pied du champignon et forme une sorte de sac membraneux. Avant de récolter des champignons, il faut impérativement retenir la description des amanites mortelles : lamelles blanches+ anneau+ volve.
Pour en revenir au mousseron qui ne poussera que vers la fin de ce mois, c’est un champignon blanc qui pousse (le plus souvent) dans les parcs, pelouses, prairies où on dépose peu de lisier. Ses lamelles sont toujours blanches, son pore est robuste, son pied est plein et il pousse en lignes ou cercles, près des arbres fruitiers (pommiers, poiriers ou près des ifs) sans arbres à proximité il est alors symbiotique avec l’herbe à laquelle il apporte des nitrates. Dans ces cas, l’herbe avec laquelle (c’est vraiment avec) il pousse est plus verte, plus haute, ou grillée par la concentration de nitrates. On peut donc repérer les endroits de pousse de loin, même si l’herbe est haute, et ce champignon étant fidèle à ses stations, vous pourrez le retrouvez l’année suivante à la même époque.

Le coup de coeur du moi(s)

Voir l’article comme dans le journal : coup de coeur du mois

Psychopitre : – Dis, Roland, parle-moi un peu du théâtre de l’Etuve ?
Roland : – C’est le plus vieux théâtre de Liège, là où sont passés Obaldia, Amédée (un des créateurs des Guignols), Ionesco, Barbara, Gainsbourg, et il fut un temps où y venaient tous les grands comédiens du National.
p : -  Quel est le nom de ton spectacle ?
R : – Le nom générique est « L’anthologie du grand Guignol », un recueil de 70 pièces de théâtre, nous en jouerons deux, et si le spectacle a du succès, nous en monterons peut-être d’autres, c’est le but.
Les deux pièces que nous avons choisies sont : « Sabotages » et « L’alouette sanglante ».
La première se situe dans un milieu ouvrier après la seconde guerre mondiale, dans un contexte de grèves syndicales…un bébé à l’agonie…un père militant (communiste) et une mère complètement soumise. Alors un médecin fou et une voisine inquiétante arrivent…
Voilà la base du drame.
La seconde pièce se passe dans la Chine impériale. Il y a une rivalité entre deux marchands qui ont chacun une alouette. La tradition veut, il faut le savoir, que posséder l’alouette qui chante le mieux entraîne une reconnaissance sociale énorme. L’alouette vaut donc une fortune au point de vue social, on essaie de se piquer les alouettes etc…
M. Li a une alouette, et part en voyage. M. Tchang fait tout pour essayer de négocier avec la femme de la maison, soumise, pour que l’alouette de M. Li ne se présente pas à un concours… Et là…
p : – Pourquoi avoir choisi de monter le grand Guignol ?
R : – Parce que c’est sanguinolent, comique, que ça semble léger mais qu’il y a de nombreuses facettes à exploiter : le rire, le drame, le sang, la musique, etc. Ce n’est jamais joué, mais mérite plus de reconnaissance. C’est un théâtre très complet, mais cher (39euros/litre de sang !).
P : -  Peux-tu nous dire quelques mots pour encourager les gens à venir ?
R : – Parce que justement ce n’est jamais joué, c’est tombé en désuétude alors que c’est très moderne. C’est comparable à la mode des films d’horreur.
P : – Quel est pour toi le but du théâtre au 21ème siècle ?
Hernani de V.Hugo a déclenché la Révolution française, La Muette de Portici a engendré la Révolution belge, et L’anthologie du grand Guignol va engendrer la Révolution des mœurs et des esprits !

Un dernier petit mot aux lecteurs ?
Porte-toi ô lecteur !

« L’anthologie du grand Guignol » Théâtre de l’Etuve, rue de l’Etuve.
Du 19 avril au 29 avril les jeudis vendredis et samedis à 20h30
Distribution : Eddy Houbart, Elsa Paterka, Melody Paquay, Jean-Michel Renard, Yves Haumont.
Mise en scène : Roland Dechambre, Eddy Houbart.
Décor : Bénédicte Luxen.

Manifeste église anarchiste pub…

Voir cet article comme dans le journal: manifeste eglise anarchiste pub

Notre journal est gratuit et à pour vocation de le rester. Pour nous aider à financer nos tirages toujours plus nombreux, ce moi(s)-ci, l’A.S.B.L. A.L.E.A. publie une nouvelle, son titre, le manifeste de l’église anarchiste. Il est vendu pour la somme de quatre euros, reliure artisanale et pour vous faire une idée un peu plus précise du contenu, voilà l’introduction…

Introduction

Je crois qu’il est bon de commencer ce livre par une brève introduction, juste pour rassurer d’une part tous ceux qui pourraient croire après avoir tourné cette page que ce livre fait l’apologie d’une secte, et d’autre part, pour rassurer les autres, ceux qui pourraient croire que l’église anarchiste n’existe pas. Elle existe bel et bien, et célèbre trois choses : les mariages, les baptêmes et les enterrements. Néanmoins, ne reconnaissant aucun dogme chaque cérémonie est personnalisée et gratuite.
Ce n’est ni sérieux, ni une blague, c’est l’alternative avec un grand a. Le prosélytisme y est proscrit et pour nous découvrir plus avant, je vous propose de vous promener dans les pages qui vont suivre. Ce n’est pas un roman, ni un recueil de nouvelles, le sérieux y rencontre le burlesque et, en un mot, c’est difficilement définissable, alors amusez-vous bien et bonne lecture.
Genèse de l’église anarchiste
Certains penseront certainement que le mot église et anarchisme peuvent difficilement cohabiter dans la même phrase sans que cette dernière ne fasse l’apologie d’une réprimande quelconque, et pourtant. Les pages qui vont suivrent vont tenter de vous prouver le contraire, l’église anarchiste existe bel et bien, si vous remettez son existence en cause, je vous invite à lire le présent ouvrage, il ne légitime en rien son existence, mais, si en vous le doute subsiste, vous connaîtrez au moins le fonctionnement de cet organisme trop méconnu. Le mot église vient du grec et signifie assemblée de personnes, voilà, ici, toute personne pensant pouvoir amalgamer l’église anarchiste à un courant religieux peut aisément comprendre que nous nous réapproprions un mot qui n’aurait, à notre sens, jamais dû abandonner sa vocation areligieuse.
Donc, l’église anarchiste est en réalité une assemblée d’anarchistes, reste à définir ce qu’est pour nous l’anarchisme…

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