Le deux du moi(s) de janvier 2007

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couverture janvier 2007

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Edito janvier 2007

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Vous tenez dans vos mains le journal de « ART HACHE DES GENERATIONS ». Personne ne sait vraiment ce qu’est « ART HACHE », pas même moi.
Art Hache est né il y a quelques années, avec de grands projets, de grandes idées,… Deux évènements culturels ont éclos à cette époque : une exposition collective où toutes les productions étaient vendues au prix de 50 FB et un film d’environ 15 minutes ayant pour thème la télévision. Art Hache était tout jeune à cette époque, un peu trop jeune et prétentieux, il a alors préféré prendre du recul et grandir encore un peu avant de prendre la place qu’il est occupé à prendre actuellement. Art Hache est une société en devenir qui termine sa gestation et se présente à vous au travers de ce journal « Le 2 du moi(s) », je vous tiendrai informés tout au long de ce périple quand à l’acquisition de la forme légale de cette entreprise.
Attachons-nous plutôt au fond, vous tenez entre vos mains le premier pas vers un espace de libre expression pour tout ce qui semble être en accord avec les valeurs d’Art Hache, il serait impossible de les exposer ici, elles pourraient faire l’objet d’un manifeste à elle seules. Il est néanmoins possible de dégager quelques grandes lignes directrices, vous les retrouverez au travers des rubriques que vous pourrez consulter dans les pages suivantes. Il peut se faire le partenaire de projets citoyens incitant chacun à prendre sa plume, son pinceau,… et les mettre au service d’une cause humaine… Etre un lieu de libre expression dans lequel la censure existe, la censure, dans ce journal, c’est moi. En tant que rédacteur en chef, je cautionne moralement chacun des articles s’y insérant. Je reste néanmoins ouvert à toutes propositions de rubriques ou d’articles pouvant s’insérer dans le concept Art Hache. Mais avant de vouloir y trouver une place pour vous-même, feuilletez-le et si vous pensez pouvoir apporter un élément complémentaire, contactez-moi. Je ne vous promets pas de vous d’y insérer votre production, mais si tel ne peut être le cas, je vous contacterai pour vous expliquer les raisons de mon choix. A tous ceux qui pourraient penser que je m’octroie trop de pouvoir, je leur répondrai une seule chose, bien faire et laisser dire… Bonne lecture.

Initiative citoyenne

Cliquez sur le lien ci-joint pour voir l’initiative cytoyenne: initiative-citoyenne

Me voici dans un bistrot bien sympathique de la rue en Neuvice (senior duck), confortablement installé dans le coin salon, j’attend Rabie et Dylan, les deux acteurs de l’initiative citoyenne que je voulais mettre à l’honneur ce mois ci.
Les voici, une fois installer devant une boisson chaude nous pouvons commencer.
-Psychopitre : Pouvez vous, en quelques mots, définir ce qu’est votre projet à nos lecteurs ?
- Dylan, Rabie : Notre projet consiste à proposer chaque mois un espace de libre expression à tout le monde. Nous pensons qu’il ne faut pas nécessairement être un auteur connu pour écrire et partager ces écris avec d’autre.
-P : Comment définiriez-vous cet espace de liberté ?Ces deux dernières sont extraites de deux livres différents. Chacun, selon son vécu, sa sensibilité,… aura un point de vue différent sur ce qui peut remplir cet espace. Chaque mois, le paragraphe de fin, devient le paragraphe de début, et nous extrairons à l’intérieur d’un autre roman, un paragraphe de fin. Et ainsi de suite.
-P : Quel est la finalité de votre projet ?
-D, R : Proposer aux lecteurs une multitudes de briques leurs permettant de construire l’édifice de leurs choix, aux fils des chapitres, ils pourront, tout comme on fait son marcher composer l’histoire correspondant le mieux à leurs sensibilité du moment.
D, R : Il faut un minimum de contrainte, dans notre projet, nous proposons le début et la fin d’une histoire. Ces deux dernières sont extraites de deux livres différents. Chacun, selon son vécu, sa sensibilité,… aura un point de vue différent sur ce qui peut remplir cet espace. Chaque mois, le paragraphe de fin, devient le paragraphe de début, et nous extrairons à l’intérieur d’un autre roman, un paragraphe de fin. Et ainsi de suite.
-P : Quel est la finalité de votre projet ?
-D, R : Proposer aux lecteurs une multitudes de briques leurs permettant de construire l’édifice de leurs choix, aux fils des chapitres, ils pourront, tout comme on fait son marcher composer l’histoire correspondant le mieux à leurs sensibilité du moment.
-P : Comment avez-vous choisis les deux extraits présents dans le journal ?
-D, R : Les deux paragraphe permettant à l’expérience de prendre vie sont de notre propre cru, ils sont destiné à écrire la préface du livre et on été construit de manière une lecture cyclique, de manière à proposer au plus grand nombre de personnes intéressées de prendre place dans le roman avant même que celui ne prenne vie à proprement parler.
-P : Il y a des règles dans votre jeu ?
-D, R : Oui. Le texte ne doit pas dépasser une page A4 et doit au minimum comporter un
sujet + un verbe + un complément.
Tous les textes sont acceptés ainsi que tous les supports, mais le support final reste un format papier.
Si l’auteur remet un texte manuscrit et qu’il souhaite que son texte soit publié tel quel( non tapuscrit), il est impératif qu’il écrive le mot original à la fin de son texte.
Si le texte est retapé, les fautes d’orthographes seront corrigées.
Uniquement des prénoms, pas de noms propres.

Voici le paragraphe de début…

Il me semblait le voir s’approcher. De plus en plus, pénétrer mon regard, ma curiosité, révoltées, plusieurs questions, en moi. Accélérée, ma circulation sanguine. C’est mon cœur qui bat très fort, ça doit être très proche de moi. Mon cœur le sent, le voit, ce que mes yeux n’arrivent pas encore à définir, je me réjouis de savoir ce que c’est.  Leurs présences soudain,…

…Ici, c’est à vous de jouer…

Enfin ma course effrénée prenait fin. Un sentiment étrange m’envahit. Aussi près, aussi loin que je puisse voir mon intuition se confirmait. La lumière, les couleurs, les formes, tout était différent. A l’horizon « quelque chose » attira mon attention…

Des urnes sont à votre disposition au “Delft” place Cockeril et
et à L’“Osiris” rue Souverain Pont (chez Ahmed).
Pour plus d’info vous pouvez contacter le deux du mois.

Dis Fusion

Nous sommes des êtres divisés, notre nature est composée de deux pôles opposés, l’un est masculin, l’autre féminin. Ces deux natures sont perçues tel deux opposés non complémentaires. Chez la plupart d’entre nous, l’une de ces deux natures étouffe l’autre, créant ainsi un déséquilibre. Ce déséquilibre favorise un sentiment de vide, un vide que rien ne semble remplir. Bien sûr, à longueur de journée,  nous nous donnons l’occasion de combler ce néant par de multiples artifices, la liste de ces frissons remplirait bien des pages, ils s’articulent néanmoins sur trois axes principaux : JOUISSANCE, POSSESSION, PUISSANCE.
Ces trois grands axes gouvernent le Monde, ils sont à l’origine de toute violence, à tous niveaux. Ils sont très forts seuls, mais n’hésitent pas à collaborer en vue de plus d’efficacité. Ces forces, c’est nous, dans notre libre arbitre, qui les leur fournissons, nous consolidons les fondations de la fuite en interagissant au choix sur ces trois leviers. Parfois consciemment, parfois inconsciemment, mais toujours en conscience.
Nous avons effectivement le choix, c’est le dénominateur commun (comme un) de tous les grands courants religieux (le message, pas toujours la manière dont on l’utilise),ils essayent d’enseigner à l’homme cette liberté individuelle qu’est le libre arbitre. Le choix nous est donné et ce qui nous laisse penser le contraire est notre difficulté à être sincère avec nous-même. C’est la conséquence de certains choix qui souvent déterminent ce dernier, nous ne nous sentons pas capables, pas l’envie (au choix), d’assumer la conséquence de certains choix.
Notre orgueil ne nous autorise pas à nous affirmer sincèrement que nous ne voulons, pouvons pas assumer la répercussion d’un choix que nous pouvons poser, nous préférons enregistrer comme information que nous ne l’avons pas. Cet exposé n’est en aucune manière accusateur, si vous vous sentez montrés du doigt, relisez ces lignes, vous observerez que le ton est descriptif, le ton accusateur n’émane en rien de ce texte, il émane de toi lecteur. Si tu ne te reconnais en rien dans ces lignes, et bien tant mieux, tu dois probablement être une personne heureuse et épanouie, jouissant de la vie avec un amour sincère.
Tu es probablement capable de partager cet amour avec ton entourage de manière entièrement désintéressée et non pas pour satisfaire cette partie de toi qui réclame tant d’être aimée. Tu t’aimes probablement beaucoup, cet amour est probablement exempt de tout narcissisme, qui, soit dit en passant, n’étanche aucune soif d’amour, elle le compense. Probablement te connais-tu très bien, ayant banni le mensonge de toi-même à toi-même et forcément de toi-même envers le monde extérieur. . Tes rapports avec ton entourage sont probablement sains, empreints de la volonté de partager cet amour avec les autres, de le partager vraiment, sans volonté de l’imposer (nous l’imposons car souvent, nous en attendons en retour de la reconnaissance). Nous aimons alors les autres presque uniquement parce que nous nous sentons incapables de nous aimer. Cette reconnaissance ira immédiatement renforcer notre ego, principal phagociteur de l’amour véritable. Certains d’entre nous pensent qu’ils aiment, aident les autres parce qu’ils sont incapables de faire autrement. Sont-ils capables de le faire pour eux ?
Je n’ai pas la prétention d’apporter une réponse, je laisse tout un chacun dans sa libre conscience, déterminer quelle sera sa réponse. Je prétends que nous avons le choix, respectant ainsi le libre arbitre de chacun de la même manière que je respecte mon libre arbitre.
J’entends « libre arbitre individuel » comme étant, immuablement au plus profond de nous même, la conscience de ce choix que nous posons à chaque instant. Si nous observons l’amour dans sa forme la plus aboutie, nous pouvons condenser toute explication par cette formule : « 1+1=1 », l’amour dans la plupart des traditions est représenté par l’unité dont le symbole le plus connu dans notre partie du globe est le chiffre un, ce ne sont pas les grands monothéistes qui me contrediront. La plus haute fréquence vibratoire d’amour qu’un être humain peut générer naît dans l’unité. Un être unifié est une personne qui assume à part égale sa part féminine et sa part masculine. Les aimant d’une égale manière et ne les élevant pas comme deux enfants entre lesquels on cultive un sentiment de jalousie, mais les aimant et les acceptant chacun d’égale manière dans leurs différences.Donner l’opportunité à l’un d’assassiner l’autre pourrait être interprété comme un acte en danger face à un flagrant délit de fratricide (Abel et Caïn). acte de non assistance à personne en danger face à un flagrant délit de fratricide (Abel et Caïn). Heureusement, il n’existe encore aucune cour de justice devant laquelle ce genre de plainte peut être déposèe. Quand bien même existerait-elle, nous ne pourrions être, en qualité de principale victime, que l’unique plaignant. Le spectacle ferait certainement salle comble, mais il n’y aurait pas beaucoup d’acteurs prêts à incarner le rôle de leur propre victime, dans un procès personnel en séance publique. Nous conservons souvent ce débat pour un huis clos intérieur dont il sera toujours bien temps de s’occuper demain, se dit-on presque tous les jours.
 Si d’autres venaient à porter plainte au sujet d’un autre qu’ eux-mêmes, il serait rapidement débouté. Il existerait une  jurisprudence, un édit qui ressemblerait a peu de choses près à ceci : « Nous sommes les premières victimes de nous-mêmes, tout le mal que nous faisons aux autres est le produit de leurs propres déséquilibres ». Je ne remets en aucune manière en cause l’organisation de notre monde occidental tel que nous le connaissons. Je ne souhaite en aucun cas voir disparaître les tribunaux de justice actuellement en charge  de faire respecter la loi écrite. Mais je crois dans mon for intérieur qu’elle est écrite dans des livres parce que nous ne pouvons, voulons pas l’écrire dans notre cœur, et ce quelle qu’en soit la raison, nous en avons tous de très bonnes. Je ne les juge pas. Libre à chacun d’examiner, ou de ne pas examiner ces « pourquoi »dans l’individualité de votre libre arbitre personnel. Ici non plus mon ton n’est en rien accusateur, il est démonstratif. Nous sommes le plus souvent des critiques bien plus acerbes envers nous-mêmes que ne le sont nos contemporains. Notre peur d’être  jugés tient au fait que nous sommes à ce point le centre de notre univers qu’il nous est difficile d’imaginer que l’autre puisse être différent de nous.  Il va de soi que si nous sommes capables de nous juger de la sorte, l’autre peut en faire au mieux tout autant. Attendu que nous le jugeons, pourquoi ne serait-il pas en train de nous juger ? De ce fait, nous ne pouvons décemment, vis-à-vis de nous- même, nous permettre d’être ce que nous sommes, attendu que ce nous-même est moins reluisant que ce que nous paraissons être. Nous possédons, et  ce dès l’enfance, toutes les clefs nous permettant d’acquérir la compréhension de ce pourquoi nous sommes. Mais, insouciants, nous pensons que le chemin s’arrête derrière cette porte, nous jetons alors un voile sur cette possible transcendance, si effrayante et attirante à la fois. Et dire que la plupart d’entre nous pensent être les seuls dépositaires de ces dites clés.
Nous préférons nous éloigner du centre ascenseur pour nous perdre dans  des plans horizontaux, celui dont je voudrais parler ici est mieux connu sous le nom de sexualité. Ce mot, si souvent associé à une chose sale qui doit être cachée, est pour bon nombre l’occasion d’engranger un maximum de frustrations. Les publicitaires l’ont très bien compris, presque tout le monde connaît ce shampoing procurant instantanément un orgasme à son utilisatrice.
Le sexe, générateur de notre espèce, et de bien d’autres, est probablement une des choses la plus dévoyée dans nos sociétés depuis toujours. Rares sont ceux et celles pouvant prétendre haut et fort dans leur for intérieur avoir une vie sexuelle pleinement épanouissante. Si tel était le cas, l’adultère n’aurait plus droit de cité; la publicité ne se servirait pas de ce grand archétype qu’elle nous sert sous les formes les plus diverses. Je ne la critique pas, elle est le reflet de nos désirs profonds, être dans une pleine et satisfaisante jouissance permanente, quel plus merveilleux canal que cette dernière! Cet acharnement que nourrissent la plupart d’entre nous d’être un animal en quête d’admiration du monde extérieur passe le plus souvent par un besoin inassouvissable de séduire. Laissant miroiter à l’autre que nous pourrions être l’objet de la satisfaction de cette dimension sexuelle. Tout ça pour nourrir cet ego glouton résidant dans nos entrailles. Incapable de s’aimer, l’être humain se laisse croire que si l’autre nous désire, il nous aime. La sexualité est un des moyens les plus à notre portée pour évacuer nos frustrations, c’est du moins le plus utilisé. Je vis dans une société où l’on a légitimé l’idée qu’être femme c’est séduire. Une femme qui ne cherche pas à séduire nie, paraît-il, sa féminité. Hommes et femmes se regardent comme deux espèces en perpétuelle lutte de pouvoir. Est-il vraiment si difficile de s’imaginer que nous sommes deux espèces complémentaires ayant la possibilité d’apprendre mutuellement de nos différences. 
L’être humain est allergique à la remise en question de manière générale. Le changement fait peur, et, il faut l’admettre, le tout un chacun est intimement attaché à ses petites pathologies. Le mieux-être fait peur, il ne reste donc plus qu’à nous délecter du plaisir d’être supérieurs à tous les gens que nous méprisons et à renforcer ce mépris lorsque nous nous sentons frustrés d’être inférieurs aux gens que nous admirons. Comme cela ne suffit pas, nous optons pour la jouissance, il est un fait avéré d’un point de vue psychologique que la masturbation est une soupape à la névrose. Quand j’entends parler la plupart des hommes de mon entourage, ils se contentent de se masturber dans le sexe d’une femme. Plus elle peut renvoyer à l’archétype d’une femme désirable que l’on possède, plus notre besoin de jouissance s’en trouve satisfait. Et oui, c’est une forme de jouissance que de se présenter face au monde en s’affichant être le mâle qui fout sa bite dans le cul de celle-là, lorgnant de gauche à droite pour que le regard se pose enfin sur quelque chose d’encore plus désirable, affichant sa partenaire sexuelle comme un militaire ses galons.
Ces dames ne sont ceci dit pas en reste, beaucoup d’entre elles trouvent une immense satisfaction d’être cet objet que l’on exhibe, légitimant leur pouvoir de séduction, et leur permettant de jouir de ce désir suscité par sa personne, on est ce que l’on veut bien être…         
Beaucoup de gens voient leur nature comme un fardeau dont le joug endolorit la nuque et les épaules.  Pensant ne pas avoir le choix, préférant ne pas faire le choix. Comme vous avez pu le voir, en soulignant pertinemment la jouissance, il est facile de mettre en évidence ces deux autres leviers que sont possession et puissance. Cette deuxième partie est volontairement plus décousue pour permettre au tout un chacun de ne pas se mettre face à lui-même. Peut-être serez-vous en total désaccord avec ce qui précède. Merci d’avoir poursuivi votre lecture. A tous ceux qui s’y retrouvent un peu, j’affirme que le sexe peut être autre chose si nous décidons de le vivre autrement…

Culture

Je voulais profiter de ce journal ouvert à tous pour partager avec vous un moment de rêve.
Au coeur de Liège existe un endroit inconnu de presque tous. Un îlot paisible au milieu de la fureur de la ville. Si on prend la peine de se laisser happer par la magie du lieu, il peut devenir une machine à voyager dans le temps. C’est une vieille tour que Notger a fait construire voilà 1000 ans. Elle est pleine de vieilles poussières, a des meurtrières, de vieilles poutres et des murs qui s’effritent.
Elle a surtout un charme fou. Par des escaliers en bois on a la chance d’accéder au carillon, 1 instrument de musique qui rythmait la vie des liégeois il n’y a pas si longtemps.
Parfois les cloches sonnaient pour un mariage, un office, un enterrement.
Parfois elles annonçaient l’arrivée des ennemis. Les paysans qui travaillaient par delà la Meuse rentraient alors dans l’enceinte de la ville.
Incroyable de me dire que c’était ça ma ville avant.
La visite faite par le carillonneur permet au public de découvrir le carillon, cet instrument étrange et féerique, que l’on entend plus tellement on y est  habitué. Mais après avoir soi-même essayé d’en jouer, et avoir vu le carillonneur à l’œuvre, on change de regard (ou d’ouïe) sur cet instrument magique qui sonne un peu faux…
Choupi
Les visites du carillon de St Jean l’Evangéliste se font les premiers et troisièmes samedi du mois à 11H00, sur rendez-vous aux 0498/24.92.46 (Jean-Christophe Michallek) et au 0497/75.46.78 (Braloup)
Carillon de St jean : Eglise St Jean l’Evangéliste, place Xavier Neujean, cloître St Jean n°3.
L’accès aux jeunes enfants ainsi qu’aux personnes à mobilité réduite est malheureusement impossible.
Attendu que le patrimoine appartient à tous, les visites sont gratuites…

Promenade gastronomique

Qu’est ce qu’on mange ce soir, Mère nature ?
Un bien sympathique champignon, l’oreille de Judas, l’équivalent européen du champignon noir asiatique. Il pousse surtout en hiver, on peut même le cueillir gelé ; quoique toute les saisons humides lui conviennent.
On le nomme ainsi pour sa ressemblance avec une oreille humaine lorsqu’il est à maturité, mais aussi parce que l’arbre sur lequel il pousse dans nos régions est le sureau, celui là même auquel Judas s’est pendu.Vous le reconnaîtrez donc :
- A sa couleur, qui varie entre le brun clair et le brun foncé, avant de virer au noir lorsqu’il est trop vieux pour être consommé.
- A sa consistance gélatineuse qui rappelle deux couches de peau fines entourant du mucus.
- A sa forme générale qui évoque au début une coupe creuse vue du dessus, avant que le champignon ne s’étale et adopte en surface un relief qui rappelle une oreille.
- Enfin à son habitat sur les branches et tronc morts de sureaux.
Vous pourrez l’utiliser dans toutes les recettes qui demandent des champignons noirs. L’oreille de Judas a un léger goût boisé, mais elle est surtout intéressante pour son croquant  et sa capacité à concentrer l’arôme des épices. Si vous la poêlez, il peut arriver qu’elle explose et s’envole (portée 50 cm), donc couvrez…

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