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Vous pouvez consulter le journal en suivant ce lien : Le deux du moi(s) de mars 2007
Edito de mars
Pour voir l’édito comme dans le journal ,suivez ce lien : Edito
Voici déjà le troisième numéro de notre journal, peut-être est-il temps de vous informer de ce qu’est « le deux du moi(s) ». Certains l’appellent journal, d’autres magasine, certains encore livre et ils ont tous raison. Je m’explique, notre ligne éditoriale est volontairement hétéroclite, les articles s’enchaînent sans réel lien apparent les unissant. Et, il est vrai, je dois l’avouer, l’écrin conceptuel prend parfois trop de place et laisse difficilement s’échapper les voix qui s’y expriment. Heureusement, des amis, des proches et certains anonymes m’ont fait part de leurs critiques et me permettent de tenter de modeler différemment le canevas de notre mensuel. Comme vous pouvez le lire sur la couverture, « journal du perpétuel devenir », cette publication a pour vocation d’évoluer perpétuellement, mais elle ne peut se modifier que si vous, lecteurs, nous faites part, si ce n’est de vos articles, au moins de vos critiques. Nous cherchons à viser un public le plus large possible et n’avons pour vocation qu’une chose, défendre la liberté de s’exprimer et d’être entendu. Le cadre, dans nos deux premiers numéros paraissait (volontairement) négligé, mais il ne s’agissait pas de négligence, nous ne nous serions pas permis de faire cet affront à nos lecteurs. Nous avons tenté une expérience, et elle se continue, grâce à vous qui nous lisez, grâce à vous qui nous offrez vos retours, ne soyez pas pudiques, allez-y avec franchise, c’est notre rétribution pour le temps passé à confectionner chaque numéro.
Même si c’est volontairement que nous nous inscrivons dans une ligne éditoriale différente de celle des journaux habituellement distribués gratuitement, c’est volontiers que nous tiendrons compte de vos échos. Et pour clôturer cet édito, je laisse à votre méditation cette réflexion de Lie Tseu :
« Le parfait voyageur ne sait où il va. »
Charlie Hebdo
Un peu d’historique dans ce dossier peut vous surprendre cependant ce ne sera pas pour évoquer les ancêtres, mais pour rappeler les origines souvent ignorées d’un journal bien vivant, Charlie Hebdo. Au début des années 1960, Cavanna et Bernier (le futur professeur Choron) respectivement rédacteur en chef et directeur des ventes d’un mensuel vendu à l’arrachée en rue décident de créer leur propre journal, Hara Kiri. Pour la distribution, Choron sert de l’expérience stratégique qu’il a acquis pendant la guerre en Indochine, d’où il est revenu avec un poumon en moins et pas mal d’interrogations sur la condition humaine. Cavanna s’occupe du rédactionnel, et sélectionne les dessinateurs. Il puise principalement parmi ceux qui ont été refusés ailleurs parce qu’ils avaient, disons-le pour simplifier, trop d’idées, et leur demande de faire plus novateur, plus agressif, plus poétique. L’équipe s’articule au tour d’individualités comme Cabu, Wolinski, Reiser, Gébé, Siné, Fred, Topor,… Le journal, qualifié de bête et méchant, même s’il n’est pas ouvertement contestataire précède souvent par les thèmes qu’il aborde les revendications de mai 68.
En mai, Siné court les barricades pour distribuer l’Enragé. L’équipe de hara-Kiri décide de reprendre le format de cette publication éphémère pour en faire un hebdomadaire politique « vite fait vite lu », l’hebdo Hara Kiri. Certains dessinateurs s’en détachent (Fred, Topor) tandis qu’arrivent le pamphlétaire Delfeil de Ton, Fournier, un précurseur de l’écologie, et Willem, qui apporte des Pays-Bas une connaissance encyclopédique des milieux underground.
Un an et demi plus tard, un drame ébranle la France : un incendie dans un bal fait une centaine de morts. Toute la presse française fait ses gros titres sur ce fait divers. La semaine suivante, le Général de Gaulle s’éteint. Hara Kiri titre « Bal tragique à Colombey, 1 mort » dans un format pleine page en forme de faire-part qui rappelle le « Crève Général » de « l’Enragé ».
La semaine suivante l’hebdo est soumis à la loi sur la protection de la jeunesse, on ne le censure pas, on rend juste sa vente pratiquement impossible. La presse française réagit : « on a censuré un politique ». Auréolée de ce statut, l’équipe de l’hebdo, au bord de la ruine, décide de ressortir le journal, à l’identique en changeant le titre en « Charlie Hebdo ».
L’équipe se servira encore de Hara Kiri mensuel et de ses fausses pubs plus vulgaires que les vraies pour repousser les limites de la censure. On y verra aussi apparaître Copi, Vuillemin, Gourio…
Pour en revenir à notre dossier polémique, s’il est évident que Charlie s’attaquait au pouvoir de droite en place et à son idéologie, la gauche et l’extrême gauche n’étaient pas épargnées, notamment dans leurs rapports avec le pouvoir des pays communistes ou certaines formes naïves de l’écologie. Au sein même de la rédaction, les divergences d’opinion se réglaient au fil des semaines dans des articles où vannes et coups bas n’étaient pas interdits. Voilà comme vous êtes. Et moi, la politique, ça m’emmerde, si vous saviez ! De plus en plus. Surtout depuis la campagne présidentielle. Ces deux quinquagénaires, plutôt pas spécialement cons si l’on en croit leurs brillants succès universitaires qui se mettaient à plat ventre devant l’électeur et lui faisaient risette, et lui parlaient comme on parle à un bébé qui a eu la matière grise un peu amochée par les forceps, c’est déprimant. Vous avez vu leurs dépliants ? A pleurer de rage et de honte. » {…}
« La semaine dernière, Fournier nous en a bouché un coin, à tous, avec sa page. A moi tout le premier, qui ne l’ai lue qu’au marbre. Fournier, je le connais bien, je l’admire. Il a tout pour décrocher la réussite, s’il voulait. Seulement, réussir, dans ce monde ultra-con où nous grouillons tous, ça ne l’intéresse pas. Ce que donne la Les articles, souvent écrits rapidement, pouvaient bourgeonner et traiter de plusieurs sujets en suivant l’urgence de l’actualité et le rythme de la pensée :
« Si vous comptez sur moi pour vous faire rire, cette semaine, allez vous faire foutre. Je suis triste. Triste comme un dentier dans un verre sans eau. C’est votre faute. Il faut tout le temps que je vous cause politique, sans quoi vous n’achetez pas le journal. réussite n’est que dérision pour peu que l’on ait atteint l’âge adulte. Il est vrai que tellement peu l’atteignent… Alors, Fournier, il préfère essayer d’abord de recréer un monde vivable. Je ne le crois ni utopiste, ni songe-creux, ni illuminé. Enfin, pas plus qu’il ne le faut pour avoir le courage d’aller au-delà de l’universellement admis, de l’universellement subi. Entré dans le métier par la grande porte (être admis à Hara-Kiri est autrement coton qu’être admis à « Paris-match » ou « le Figaro », croyez moi !) Il a choisi -parce qu’il a compris, après mûres réflexions, que c’était le plus urgent- de laisser tomber le dessin pour se vouer à faire la preuve par les faits que les hommes peuvent vivre, et vivre heureux, en triant judicieusement ce que leur apporte la technique au lieu de se laisser bouffer par elle comme par un Moloch bête et méchant qui nous entraînerait irréversiblement vers un avenir hideux d’apocalypses foudroyantes ou de morne ennui. »
{…}
« Nous nous mettons à vieillir comme un fruit mûrit : parce qu’un déclenchement intime s’est produit, provoqué par l’intervention d’un certain facteur (dans le cas du fruit, il s’agit d’une hormone végétale commandée par l’ensoleillement). Ce « certain facteur », c’est dans l’intimité de nos cellules qu’il faut le chercher. On ne m’a d’ailleurs pas attendu. Tout ce que je vous dis là, vous le trouverez, beaucoup mieux dit, dans des tas de traités de biologie moderne. »
{…}
« Les gouvernements des deux plus puissants Etats du monde ont pu consacrer à l’astronautique des débauches colossales d’argent, de science, de risques. Pour des foutaises. Je vous propose une cause qui vaut autrement la peine. Il faut exiger une mobilisation totale de l’humanité pour la prolongation de la vie. Décréter la biologie science prioritaire. Former des biologistes en masse, édifier des laboratoires, déclarer la guerre à la mort. Nous, tout ce que nous pouvons faire, c’est gueuler, être de plus en plus nombreux à gueuler. »
Après l’élection de Mitterand, qui enlevait à Charlie sa place dans l’opposition, mais surtout aussi après la mort de Reiser qui a fichu un gros coup de mou à toute la rédaction, le journal disparaît en titrant « allez tous vous faire enculer ». Puis, vers la fin des années 80, Charlie renait sous sa forme actuelle, sous l’impulsion de Philippe Val. La ligne éditoriale reste à gauche, mais le fleuret des Lumières remplace la masse d’arme des premiers combats. N’hésitez pas à le lire, l’acheter et vous abonner, c’est comme ça qu’on empêche un journal de crever.
Stopond la ponte
L’article de Max m’a grandement inspiré, je dois avouer ne pas partager son idée de solution finale. Je suis quelque part profondément humaniste et je crois à la responsabilité individuelle. Je pense que chacun d’entre nous peut apporter sa contribution à la sauvegarde de la planète bleue, celle où nous avons élu domicile dans des conditions mal définies, chacun a son avis sur la date exacte, mais ce n’est pas sur ce thème que je souhaite être polémique. Il y a environ une trentaine d’années, des voix s’élevaient timidement essayant d’expliquer tant bien que mal que nous allions droit dans le mur, ce murmure est devenu à notre époque une évidence difficilement contournable, quoique je fasse confiance à l’espèce dont je suis un représentant lorsqu’il s’agit de mauvaise foi (et n’allez surtout pas entendre foi dans le sens confessionnel du terme). Face à une telle évidence, ne serait-il pas temps d’agir concrètement ? Là, beaucoup d’entre vous s’attendent probablement à un discours écolo classique, et non, c’est trop tard, il faut se rendre à l’évidence, l’écologisme peut éventuellement être parfait pour se donner bonne conscience, mais tout le monde voudrait surtout que le voisin fasse des efforts. De toute façon, quoi qu’il arrive, ce sera de sa faute. Et oui, c’est comme ça, c’est toujours de la faute de quelqu’un à condition que se soit l’autre. Ceci dit, je ne voudrais laisser personne en reste, au départ, je pensais plaidoyer pour la légalisation de toutes les drogues, parce que personne n’en veut. Ceux qui font usage des drogues voudraient la voir dépénalisée, ceux qui ne consomme que celles qui sont licites voudraient que toutes les autres soit interdites. Pour moi, même la télévision est une drogue licite. Bon les écolos, c’est fait, il y a les gauchistes, eux, ils croient en l’être humain, surtout si c’est un électeur potentiel et accessoirement un ami, ou, l’ami d’un ami, tout dépend du grade et de la fonction convoitée. Tous les êtres naissent égaux en droit, après, il faut se débrouiller et avec la carte du parti c’est plus facile. Le libéralisme n’est pas en reste non plus, la liberté d’aliéner l’homme à la productivité et à la consommation, je résume un peu, mais le bla-bla entre les deux, cela permet surtout de ne pas paraître populaire. C’est vrai, ça ferait mauvais genre. Ceci dit, hormis l’un ou l’autre système utopiste cohérent, je n’ai pas grand-chose de mieux à proposer. Et puis tant qu’il y a un système en place ça fait toujours quelque chose à critiquer. Je vais arrêter de m’égarer, je commence à avoir l’impression de ressembler à ce que je dénonce. Je crois qu’il serait grand temps que l’être humain cesse de se reproduire, tout simplement, que nous prenions simplement, tous et toutes, conjointement, la décision d’arrêter de coloniser la planète terre. Ce serait, de mémoire d’homme, probablement la meilleure décision que nous puissions prendre, continuons de nous détruire entre nous soit, mais ne serait-il pas judicieux d’en faire à condition d’utiliser un moyen de contraception fiable… d’arrêter de mêler de très jeunes enfants à cela… Il suffit de ne pas renouveler l’espèce, ce ne serait pas une si mauvaise chose et puis, ça éviterait les explications houleuses sur le comment nous en sommes arrivés là…
Voilà, après vous être révoltés, je vous propose d’y réfléchir sereinement, et puis, à tous ceux qui par le passé ont envisagé le contraire, je dirai simplement qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Bonne journée à tous, soyez heureux et si l’envie de faire des enfants continue tout de même à vous démanger, je dirais simplement qu’il est très agréable d’essayer
Dossier polémique
Pour voir la couverture du dossier, suivez ce lien : dossier polémique
Pour voir la page ci dessous comme dans le journal : dossier polémique intro
Pour voir l’article de max comme dans le journal : max
La lettre qui suit m’a donné envie de faire un dossier au sujet de ce qui peut heurter. J’ai moi-même écrit un petit texte provocateur pour dissiper tout doute (certains pourraient penser que j’ai écrit le texte de Max). De plus, l’occasion m’était donnée de mettre à l’honneur l’initiative prise il y a plusieurs dizaines d’années par un groupe motivé d’auteurs et de dessinateurs qui nous permettent toutes les semaines de lire l’hebdomadaire nommé Charlie Hebdo. Le 15 mars la justice fera savoir sa décision au sujet de la trés polémique “affaire des caricatures”. Je ne vois personnellement aucune insulte faite à dieu (quelque soit son nom) dans cette histoire. L intellectuel que je prétends être y voit une critique avérée envers la bêtise humaine , celle là même quiç pense que la violence peut changer les choses, je condamne la haine et c’est pour cette unique raison que je soutiens Charlie. Je pense, si je les comprends bien, qu’ils dénoncent la violence, sans accuser la foi. Je crois qu’ils dénoncent le fait, et je trouve cela trés fort pour des athées, que des croyants au nom d’un Dieu, légitiment la violence. Des journalistes meurent chaque année parce qu’ils ont des idées ! Je ne comprends pas le monde où je vis…
N’étant pas par nature prosélyte, j’invite toute personne n’étant pas en accord avec moi de m’écrire, je m’engage sur l’honneur à publier ou au moins à répondre à ces avis.
Un con promis vaut mieux que deux tu l’auras…
Il y a un certain temps, un temps certain – ou incertain – où, j’ai écrit un texte où je préconisais l’éradication de la race humaine. Pas de l’humanité. Elle est éradiquée depuis longtemps.
Peut-être suis-je allé trop loin. Peut-être pas assez. Je doute. Je n’ai pas d’autre solution pour que la destruction cesse, pour que notre planète ne devienne pas noire, comme l’esprit humain vu du ciel. Mais que faire ? Comment arrêter l’HOMME ?
J’ai un manège dans la tête. Ca tourne, tourne, tourne. J’ai la nausée, je vois flou. Aucune alternative n’apparaît. Je n’aperçois qu’un immense suicide collectif. Une cataracte de foutre dans une partouze mortelle.
Je n’ai peur que d’une chose : que la pourriture de l’humanité morte ne pollue encore une planète que nous aurions voulu sauver par notre sacrifice.
Vous me lyncherez sans aucun doute dans vos rêves ou vos phantasmes, si vous lisez la suite. Je m’en fous. Je vous encule tous, ai-je envie de dire. Ne lisez pas si vous avez peur. Enfermez vous dans vos certitudes. Comment ne pas laisser la putréfaction de nos corps pourris, malfaisants. C’est l’unique question. Si je laisse mon esprit s’égarer, si je deviens pragmatique, je ne me pose que des questions d’organisation auxquelles, même si je les abhorre (abhorrer = Avoir en horreur, détester au plus haut point), avaient répondu les nazis. Leurs motivations étaient incohérentes, inexcusables, incompréhensibles.
Ne vous méprenez pas. Il y a peu de gens qui ressentent une haine si forte à leur égard. Mais je dois reconnaître qu’ils maîtrisaient la méthode. Leur erreur fût d’être sélectif. S’ils n’avaient pas trié, s’ils s’en étaient pris à tout le monde, aujourd’hui la terre irait mieux. Et puis on saurait si les allemands sont un peuple courageux. Nous pourrions, du ciel, vérifier, si après nous avoir massacré, dominateurs du monde, ils auraient poursuivi leur œuvre sur eux-mêmes.
Et puis l’idée ne manque pas de charme : des bourreaux massacrés par des bourreaux.
Enfin, je divague. Je constate que je n’ai pas évolué. Je continue à croire en la vraie patronne, mère nature. Et je continue à haïr l’homme, à haïr sa toute puissance, son imposture.
Je conclurai en vous choquant encore. Je vous assène un uppercut avec plaisir. Massacrons l’homme. Massacrons l’humanité. Et confions la tâche aux derniers nazis survivants. Laissons les travailler proprement comme ils savent le faire.
L’homme est la maladie suprême et la mort l’antibiotique de la nature. Que puis-je y faire ?
MAX
Comme ça c’est fait…
Notre conscience résumée à son plus petit dénominateur commun « sont » des 0 et des 1. L’écho mental est le plus souvent relayé par notre part masculine, elle est une de ses plus puissantes forces menant à son hypertrophie. Si 100 est la place totale accordée au pôle masculin et féminin.
Si nous résidons dans 70 de part masculine, nous pouvons uniquement résider dans 30 de part féminine. Si je mets 30 et 70 dans les plateaux d’une balance dont les plateaux sont parfaitement équilibrés lorsqu’ils sont vides, ils risquent de ne plus l’être. S’ils le sont, c’est que nous faisons preuve d’une mauvaise foi bien proportionnée ou que nous avons triché et adapté la balance pour que 70 et 30 aient l’apparence d’être équilibrés. L’unité naît de l’équilibre et n’accepte aucun compromis. C’est une, sinon la condition sine qua non pour que l’égalité suivante : « 1+1=1 » soit vérifiable. 1 est donc l’équilibre, 0 le déséquilibre.
(Je fais une pause, j’ouvre le journal, à peine ouvert je le redépose et reprend mon stylo, le voici bien en main, dans « la petite gazette » dans Le Soir du mardi 7 novembre 2006, « Bible dépoussiérée »…)
Le culte responsable de cette version dépoussiérée de la Bible change la forme pour mieux faire accepter le fond. Un déséquilibre ne restaurera jamais un équilibre. 1+1=1 ne peut exister que si chacune des forces en présence le sont elles-mêmes. Dans mon système de croyance, c’est un déséquilibre (équilibre et déséquilibre différents de bien et de mal) parce que plutôt que de changer le regard que nous posons sur ce texte, nous préférons le changer satisfaisant ainsi notre mental, notre part masculine. Je crois qu’il est inutile de changer un texte, il est bien dommage qu’il soit tombé dans le domaine public. Ce texte devrait se lire pour l’Ancien testament uniquement en Hébreu et le Nouveau en Grec.
Il s’agit d’un conte, d’une fable, un compte-rendu, de ce que tout un chacun nous vivons dans notre unicité. Un reflet de ces déséquilibres que nous choisissons sciemment (= en toute « conscience ») de vivre.
Je crois qu’il est utile de changer ce texte, nos esprits ne sont que trop partiellement ouverts pour percevoir l’infinie profondeur de l’Ancien et du Nouveau testament. Ces derniers, fort heureusement traduits en de nombreuses langues, permettant à ce message une diffusion universelle. Rendons le texte plus accessible, les gens comprendront mieux le message. Si vous faites l’ascension de quelques lignes, vous pourrez vous rendre compte que je vous livre deux messages contradictoires, le juste se trouve quelque part entre les deux affirmations. Je vous donne en réalité l’occasion de mettre à profit votre libre arbitre. Vous pouvez choisir de l’y mettre ou non. Dans mon système de croyance, s’en foutre revient à ne pas faire usage de son libre arbitre, peut-être est-il plus facile de se dire que l’on s’en fout, plutôt que de s’avouer que nous faisons le choix de ne pas faire usage de notre libre arbitre. « Dépoussiérer la Bible » revient à introduire une nourriture conforme à ce que notre part masculine veut bien manger, évitant ainsi de développer notre part féminine. Pour entrer dans une compréhension équilibrée de ce qu’est un texte. Un texte dont se sont servis les êtres humains pour ériger des bâtiments, reposant pour la plupart sur un équilibre parfait mais rarement pour bâtir l’unité à l’intérieur de la conscience de leurs ouailles. J’observe un fait, est-ce bien, est-ce mal ? Ces concepts n’existent pas dans mon système de croyance, ils sont un prétexte à notre besoin de nourriture, notre sentiment de culpabilité. Un mirage façonné de toute pièce par un dogme. Dans la version juive du texte, les deux termes sont littéralement « Lumières » et « Ténèbres ». Les Ténèbres étant communément admises comme ce qui n’est pas encore Lumières. Les Ténèbres, le « Mal » chrétien, a pour vocation, toujours dans la tradition, de devenir Lumières. Mon système de croyance entre plus facilement en résonance avec cette affirmation. Toutes les sommes d’instants consacrées à la culpabilité monopolisent une énergie, neutre à l’origine, propre à l’élaboration de ce sentiment. Ce potentiel énergie peut-être utilisé au profit du travail à accomplir pour transformer l’obscurité en lumière. C’est délibérément, dans notre libre-arbitre que nous décidons de cultiver la culpabilité plutôt que l’acceptation. Peu importe pourquoi, probablement est-ce plus facile, parce que nous y sommes habitués. Nous préférons bien sûr installer dans le box des accusés tout ce qui peut y entrer (travail, famille, patrie, dogme,…) que de nous y asseoir. Ce mal-être (mal être, être déséquilibré) que beaucoup (et de plus en plus ces dernières années) portent comme un fardeau est dans mon système de croyance le produit d’une addition dans laquelle s’est introduite un zéro, un déséquilibre, 1+0=0. Un équilibre additionné à un déséquilibre produira toujours un déséquilibre. Tout produit acceptant un zéro au sein de son produit sera égal à zéro. Nous faisons le choix des dénominateurs que nous plaçons au sein de notre addition. Changer le produit est impossible. C’est sur les dénominateurs que l’on peut choisir. Faire le choix de faire le choix,…
Il est possible de psalmodier cette affirmation sans cesse. Nous générons ainsi une boucle mentale. Elles peuvent prendre des formes revêtant une infinie complexité, ce n’en reste pas moins une boucle. La boucle a une vertu rassurante, nous avançons en ligne droite, mais sans accéder à l’étage supérieur. Cette ligne droite nous conduit en plus ou moins de temps à notre point de départ. Nous faisons le choix de nous inscrire dans une boucle, nous faisons le choix de la longueur du chemin qui nous mènera à notre point de départ.
Le bien et le mal sont une vue de l’esprit, s’il y a boucle, il y a déséquilibre, donc zéro. Tant il est possible de transformer le 1 en 0, il est possible de transformer le 0 en 1. Le non choix est un choix aveugle. C’est nous qui actionnons le levier de cette cécité. Nous nous sommes appris, au contact de notre environnement, à accepter l’idée que responsabilité = culpabilité. Traduisons cette affirmation en équation :
1+0=1, cette affirmation est inexacte dans mon système de croyances.
N.B. : A l’intention de tous ceux qui trouveraient un peu abrutes le début de ce texte, je les renverrais au journal de février où le début de ce texte se trouve. A l’heure où j’écris ces lignes, nous n’avons pas encore de site internet, il est néanmoins en cours de construction, une fois cette tâche accomplie, il sera bien plus facile à nos lecteurs de revenir sur des textes précédents. Nous pensions qu’il était important de mettre en route notre initiative et ce, même si nous n’étions pas pleinement prêts, nous travaillons à nous construire… Nous ne le répéterons jamais assez, votre avis est important, une boîte à suggestions est à votre disposition au señor duck, 5 rue en Neuvice, l’adresse e-mail pi-r-2@hotmail.com n’attend que vos avis , critiques, vos coups de coeur, vos coups de gueule… Je sais que ce journal fait rire beaucoup de gens, et bien tant mieux, c’est déjà ça, que les moqueurs sachent tout de même (la plupart de prétendus intellectuels), qu’il fait du bien à bon nombre de personnes et que je l’écrit pour ces deux publics et pour les autres aussi…
Promenade gastronomique
Le 2 du moi(s), journal parfois mystique, vous envoie pour cette livraison en grande quête. Alors, on prend son panier, le train tram bus qui nous sert de Rossinante et on part aux morilles. La recherche de ce champignon réputé est souvent décevante. Ses zones d’habitat sont variables et instables. Un bon coin peut disparaître d’une année à l’autre, tandis que de fortes poussées peuvent apparaître dans les endroits les plus incongrus (décharges publiques, décombres de maisons, tranchées durant la guerre 14-18, mais bon, on ne va pas déclencher un conflit mondial pour aller aux champi)
On peut les trouver dès le mois de mars, il s’agira alors de variétés apparentées à la morille conique de couleur sombre et au chapeau allongé. Elle est généralement petite (max 10cm de haut), mais ses cousines peuvent atteindre 25cm. Elle affectionne les sols légers, j’en ai personnellement trouvé sur une voie de chemin de fer désaffectée.
A partir d’avril, on recherchera aussi la morille vulgaire, au chapeau brun clair de forme plus ovoïde ou sphérique, et de plus grande taille (+/-10cm mais certaines espèces voisines peuvent atteindre 25cm et peser plusieurs centaines de grammes). On la trouvera principalement dans les vallons calcaires, surtout en sous-bois, mais aussi dans les vergers, où elle suit souvent la floraison des fruitiers. On évitera de confondre ces espèces avec les Gyromitres, des champignons très voisins encore considérés aujourd’hui par certains comme comestibles mais qui ont entraîné quelques intoxications mortelles, lorsqu’ils étaient mal cuits ou consommés en grandes quantités. De toutes façons, la morille est elle aussi toxique crue, une cuisson prolongée est donc préférable, ce qui n’en dégagera que mieux les arômes.
Ces deux champignons sont creux, ont un pied blanc et un chapeau brun clair ou brun foncé et poussent au printemps. Il est cependant très facile de les différencier: le chapeau des morilles présente des découpes en creux et en forme d’alvéoles (avec des angles, comme dans les nids d’abeilles, mais en moins régulier). Le chapeau des gyromitres, par contre offre l’aspect d’une accumulation de surfaces courbes, lui donnant un peu l’aspect d’un mouchoir en tissu chiffonné et roulé en boule.
(Ecrit en écoutant le groupe Anis).
