Le futur maître du monde s’exprime

Le futur maître du monde s’exprime

Pour éclairer les propos de Braloup, je pense avoir compris que ce journal visait la libre expression, qu’il était dépourvu de ligne éditoriale politique, et que la seule manière de lui donner une quelconque coloration idéologique était simplement d’écrire dedans, ou de répondre aux articles qui paraissent. Je me désolidarise donc totalement de la plupart des articles qui y sont parus. Le seul but de ces articles sur les champignons est d’encourager les gens à aller se promener, à leur faire découvrir des recettes pas trop chères en pensant à ce bon Braloup qui m’avait approximativement dit un jour : « J’ai sorti le journal, on ne pourrait pas aller aux champis, je n’ai plus que du gruau d’avoine à manger jusqu’à la fin du mois et c’est un peu fade. » Suite à ces propos, on comprendra aussi que si ce journal devient peu à peu noyauté par les tenants d’une idéologie effrayante quelle qu’elle soit, il risque juste d’arrêter de paraître. Donc, je ne désire pas l’éradication de la race humaine (pour ceux qui prennent les articles de Max au premier degré), je ne suis pas anarchiste, juste un peu anarchique, je ne suis pas un enfant indigo, … et je ne m’associe pas non plus aux propos du Vilain petit canard, bien que ce soit quelqu’un que j’estime profondément. Voilà ty pas qu’une personne ouverte d’esprit, sympathique et patronne d’un établissement joyeusement cosmopolite vient vous tenir des propos populistes à faire frémir le comité d’égalité des chances. Remettons les choses dans leur contexte, son café est situé près du quartier Cathédrale Nord (pour nos lecteurs Guyanais, c’est le quartier chaud de Liège, celui où sont (étaient) concentrés les prostituées et les toxicomanes de la ville). N’importe quel historien vous dira qu’il est typique des sociétés de surveillance de grouper les activités délictueuses « inévitables » dans un endroit bien délimité d’une ville, ce qui multiplie généralement les micro-délits, ce qui est à la longue agaçant, surtout pour un commerçant (exemple vécu : pour la même voiture dans le même laps de temps, 5 carreaux cassés derrière le Palais de Justice contre 0 à 200 mètres d’une place surnommée « La Cour des Miracles », et située dans un quartier populaire ; entendez derrière cet euphémisme de plus en plus pauvre et où habitent de nombreux toxicomanes.)

Bon, maintenant que le quartier Nord Cathédrale est bien pourri, et ça a l’air d’être une loi naturelle dans l’immobilier, il est mur pour être rénové. Les prostituées vont pouvoir intégrer un mirifique Luna Park de la Turlutte, des investisseurs vont transformer la Grand Poste en hotel quatre étoiles et les toxicomanes, que va-t-« on » en faire ? Va savoir en tout cas ils ne viendront pas dans mon potager, je vis dans un building. Peut-être que chaque quartier aura son toxicomane que l’on pourra détester ou sur qui l’on pourra s’apitoyer, au choix, en le regardant crever plus vite que soi. Ou peut-être qu’on les retrouvera dans un autre quartier, qui pourrira avant d’être mur, et où des gens que j’apprécie diront des choses qui m’attristent.

Donc, pour nos amis toxicomanes, ça se durcit. Pour les consoler, amis des champignons, voici celui que vous attendiez tous, le Psilocybe fer de lance ou le Psilocybe semilanceata en latin. Il n’est maintenant plus toléré aux Pays Bas mais interdit, ce qui risque d’amener ses amateurs à de l’excellent footing dans nos campagnes. Si je vous en parle, ce n’est pas pour vous inciter à le consommer, ce qui pourrait amener Braloup à un procès, consécration beaucoup trop rapide pour lui, mais bien parce que ce champignon appartient au groupe fourre-tout des « petites crasses » (difficiles à identifier, inutilisables en cuisine et donc, dont la toxicité, s’il y a confusion, est méconnue. On réfléchira donc aux possibilités de confusion avec les inocybes (à lamelles grises), et surtout avec les cortinaires, à lamelles rouille à maturité. Si les premiers entrainent de très sérieuses intoxications alimentaires, les cortinaires comprennent, sur les 500 à 2000 variétés répertoriées (les spécialistes ne sont même pas d’accord) une partie d’espèces mortelles, dont les toxines attaquent les reins. L’issue de l’intoxication passe par une dialyse suivie d’une greffe ou d’une longue agonie.

On reconnaitra donc le Psilo à son long pied grêle (+/- 5 à 10 cm pour les 3mm de diamètre) à son petit chapeau brun clair forme de « bonnet de lutin » ou de « dé à coudre » mamelonné (le mamelon est typiquement en forme de pointe), mais pas chez tous les exemplaires, et à ses lamelles noires violacée en coupe, à l’état de maturité, avant elles sont grises, comme chez les inocybes et certains cortinaires jeunes. Le bas du pied présente des reflets bleu verdâtres. Il pousse dans les lieux herbeux, c’est un dé-composeur des excréments animaux. Les prés dans lesquels paissent des vaches bourrées d’antibiotiques ou ceux où on épand du lisier sont à éviter, ce n’est pas une question de toxicité, c’est juste parce que le mycélium est détruit. Les effets du Psilo sont variables. La concentration en psilocybine peut varier d’au moins 1 à 10 selon la sous-espèce ou l’endroit de la récolte. Ils dépendent aussi de la personnalité du consommateur. Les plus courants sont :

– Vous restez calé sur une chaise pendant 6 heures en rigolant bêtement.

– Vous vous prenez pour un petit oiseau et vous vous défenestrez du 6ème (ce qui a valu à certains auteurs de les considérer comme mortels)

– Vous comprenez les films de David Lynch, mais dans ce cas, il faut vraiment sur doser.

Rappelons enfin que le Psilo est interdit à la cueillette et au ramassage, ce qui est quand même fort désobligeant pour un petit être vivant qui a poussé dans votre pelouse. Il vous reste donc à les brouter. Si vous vous prenez ensuite pour une vache pendant un certain temps, moi qui connais la campagne, il me reste à vous rappeler que les taureaux sont puissamment membrés et sexuellement avares de préliminaires. Pour une fois, ce ne sera pas bon appétit, mais bonne chance.

Brieuc

edito

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Le printemps s’est installé il y a un moment et nous avons même parfois du soleil. Comme vous le voyez, lisez, Le deux du moi(s) n’est pas mort. Il a hiberné un peu longuement, voilà tout. Certaines mauvaises langues prétendent que l’interruption de la parution de votre journal serait due au fait que l’article de notre mycologue attitré ne nous serait pas parvenu. Il n’en est rien, même si à l’heure où j’écris ces lignes il ne m’est toujours pas parvenu. Trêve de « private joke », j’ai des projets d’une toute autre envergure pour lui…


Brieuc maître du monde...

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Saugrenue idée ? Pas tant que ça… Donnons le pouvoir à un homme qui ne veut pas le prendre. À tous ceux qui interjetteraient qu’il n’a aucune chance de faire mieux que ces prédécesseurs. Je rétorque qu’il peut difficilement faire pire. Vous ne connaissez peut-être pas Brieuc et vous vous demandez ce qui pourrait bien vous motiver à le charger d’une telle responsabilité. Eh bien le bon sens, voilà tout…


Marche pour la paix...

marche pour la paix

Avis aux amoureux de la Paix : un évènement exceptionnel aura lieu en Belgique les 5 et 6 novembre 2009. On se souvient que Le deux du moi(s) avait lancé il y a de cela quelque mois un mouvement pour la Paix appelé To Walk For Peace. Était-ce vraiment un mouvement ou plutôt une performance artistique, je me pose encore la question. Pour les nouveaux lecteurs, il s’agissait de marcher pour la Paix dans ses activités quotidiennes, de compter les heures-par-jour pendant lesquelles on avait marché (pour la paix) et d’envoyer sa comptabilité au journal…

Je m'y suis rendu...

Je m’y suis rendu…

J’ai passé le premier mai place Saint Paul, c’était drôle à se pisser dessus. Bla, bla, blablabla, continuons le combat. Rien de vraiment révolutionnaire. Avez-vous déjà pensé à ce que ce mot signifie. La révolution c’est faire un tour de soi, aller droit devant pour rejoindre son point de départ. Tout ce que j’ai vu c’est un grand néant idéologique. Je ne regrette pas d’y être allé, j’ai fait une rencontre inattendue, la forestine, une bière au goût fort agréable…

Un dessin de phlun dessin de phil…

brieuc maitre du mondeBrieuc maitre du monde

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L’art est à tout le monde. L’art est un droit. Le beau se doit d’être à la portée de tous. Une œuvre de qualité peut l’être aussi si elle est vendue à un prix démocratique.

L’art est fait pour vivre. Une œuvre vit lorsque par un moyen quel qu’il soit, elle s’accroche à un lieu.

L’art à pour but de se faire rencontrer les gens. Leur procurer des excuses pour communiquer les uns avec les autres. Les espaces de rencontres deviennent de plus en plus virtuels. Tous, nous avons notre part de responsabilité. L’artiste à la sienne, qu’il l’assume…

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Plus d’infos : http://www.theworldmarch.org

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